Le Général Yves Ditengou, le Chef d’Etat-Major des Forces Armées gabonaisrs (FAG) a été limogé par son ministre de la Défense qui a profité de son admission en 2e section pour nommer un chef d’Etat-Major intérimaire alors que le Général Yves Ditengou a été nommé par décret du président de la République puis a procédé à une passation des charges avec son prédécesseur, un énième abus d’autorité.
Admis en 2e section le 1er février 2022, le Général Yves Ditengou, le Chef d’Etat-Major des Forces Armées gabonaises, qui rentre un processus qui le conduit vers sa retraite attendait que les choses se passent comme à la coutumée. Par le décret du chef suprême des Armées, le président Ali Bongo Ondimba l’a nommé et il a fait une passation des charges avec son prédécesseur, le Général de brigade Ferdinand Gaspard Ollame Ndong. Cette cérémonie avait eu lieu le 08 avril 2020 à la présidence de la République, devant le chef de l’État Ali Bongo Ondimba lui-même.
Or, pour le cas du Général de Division, la roue va être réinventée par le ministre de la Défense Michael Moussa-Adamo. » En effet, j’ai été admis en 2e section le 01 février 2022 et j’attendais la nomination par vous et par décret de mon remplaçant pour la passation de commandement », écrit le Général Yves Ditengou au Chef de l’Etat Ali Bongo Ondimba. C’est donc une manière intelligente du Général de rappeler qu’il y a dans cette démarche du ministre de la Défense nationale Michael Moussa-Adamo une sorte d’abus d’autorité.
« A ma grande surprise, je viens d’être relevé de mes fonctions par note de service citée supra Ministre de la Défense nationale, qui confie l’intérim à mon adjoint chargé des opérations« , a ajouté le Général de Division au président Ali Bongo Ondimba.
Le désormais ancien chef d’Etat-Major Yves Ditengou ne comprend pas que son ministre de tutelle aille à l’encontre d’un décret du président de la République comme s’il s’agissait d’un simple arrêté dont lui est habilité à annuler.
Désormais le sort de l’ancien chef d’Etat-Major des Forces Armées est entre les mains de l’autorité de nomination Ali Bongo Ondimba.

























