L’ancien sélectionneur des Panthères, l’équipe nationale de football du Gabon, Patrice Neveu, a vu son contrat résilié prématurément malgré son renouvellement jusqu’en 2025, décidé par l’ex-ministre des Sports, Franck Nguema. Cette décision de rupture, intervenue après l’élimination du Gabon lors des qualifications pour la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2023) en Côte d’Ivoire, a conduit le technicien français à solliciter l’intervention de la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) pour dénoncer ce qu’il qualifie de rupture abusive de contrat.
La disqualification du Gabon face à la Mauritanie, adversaire jugé pourtant à sa portée, a suscité une vive déception au sein de la Fédération gabonaise de football (Fegafoot). Patrice Neveu, pointé du doigt pour cet échec, a été remercié, malgré les engagements contractuels le liant à l’équipe jusqu’en 2025. Estimant avoir été injustement évincé, il s’est tourné vers la FIFA, réclamant une indemnisation pour le préjudice subi.
Le 23 avril 2024, la FIFA a tranché en faveur de Patrice Neveu, ordonnant à la Fegafoot de verser la somme de 532 000 euros (environ 350 millions de francs CFA) à titre de dommages et intérêts. Cette décision a placé le Gabon dans une position délicate, d’autant plus que le paiement tarde à être effectué. Face à cette situation, l’entraîneur français, exaspéré par le retard, a renouvelé sa demande auprès de la FIFA, exigeant cette fois des sanctions plus sévères, allant jusqu’à la disqualification du Gabon des prochaines compétitions internationales, dont la CAN et les qualifications pour la Coupe du Monde.
Néanmoins, le président de la Fegafoot, Pierre-Alain Mounguengui, a tenu à rassurer les supporters gabonais : « Le Gabon ne sera pas disqualifié », a-t-il affirmé dans les colonnes du quotidien L’Union. Il a également reconnu avoir reçu la notification de la FIFA et a précisé que le dossier a été transmis au ministère des Sports pour traitement. Cependant, une question cruciale demeure : qui doit régler la somme due à Patrice Neveu ? La Fédération ou l’État ?
En se référant à des précédents similaires, notamment avec les entraîneurs José Antonio Camacho et Daniel Cousin, où l’État avait pris en charge les indemnités, Pierre-Alain Mounguengui a souligné la nécessité de clarifier cette responsabilité. En attendant, Patrice Neveu espère une résolution rapide de ce litige, sans quoi le Gabon risque de voir la FIFA prendre des mesures plus contraignantes.


























