Libreville, 10 février 2026. La première journée de vérification du « service fait » des prestations de formation destinées aux agents publics stagiaires inscrits dans les grandes écoles et universités s’est déroulée sous le sceau de la méthode et de la transparence. Cette opération d’audit, officiellement lancée le 5 février 2026 par le ministre de la fonction publique et du renforcement des capacités, madame Laurence Ndong, s’inscrit dans une volonté affirmée de consolider la bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques consacrées à la formation.
Sur le terrain, deux équipes ont été mobilisées afin d’évaluer, avec précision, la réalité des enseignements dispensés et la conformité des prestations financées par l’État. Au total, neuf établissements d’enseignement supérieur ont fait l’objet de cette première vague d’audits.
Le premier groupe a ainsi visité Sup de Com, l’IHEE, l’UAPOM, AFRAM et l’IMSA, tandis que le second procédait à l’évaluation de l’ESSIG-USIA, EM-Gabon, l’ESGIS et l’UPSA-EAE. Cette couverture élargie traduit la volonté d’obtenir une photographie fidèle du dispositif de formation, loin des contrôles de pure forme qui, trop souvent, vident la dépense publique de sa substance.
Au-delà de la dimension administrative, l’enjeu est profondément structurel. Vérifier le « service fait », c’est réaffirmer un principe simple mais essentiel : toute dépense de l’État doit correspondre à une prestation réelle, mesurable et utile à la collectivité. Dans un contexte où la performance de l’action publique devient une attente centrale des citoyens, ce type de contrôle participe à restaurer la confiance entre l’administration et la société.
La densité de cette première journée d’audits donne ainsi le ton d’une mission appelée à s’inscrire dans la durée. Car la modernisation de la fonction publique ne repose pas seulement sur des réformes normatives ou des annonces institutionnelles ; elle se construit, pas à pas, dans la vérification concrète de ce qui est fait au nom de l’intérêt général.
Lorsque l’exigence devient une habitude, la transparence cesse d’être un slogan pour devenir une culture. Et c’est souvent dans ces gestes administratifs apparemment ordinaires que naissent les transformations les plus durables de l’État.

























