Libreville, 18 décembre 2025 – La Cour constitutionnelle a officialisé la liste des sept candidats retenus pour la présidentielle prévue le 28 décembre prochain. Ce scrutin s’annonce comme un moment charnière pour la Centrafrique, marquant la première fois que les élections présidentielle, législatives, régionales et municipales se déroulent simultanément.
Parmi les candidats, on retrouve des figures politiques notables, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra, actuel président de la Centrafrique, qui brigue un nouveau mandat après avoir été élu en 2016. Il est accompagné d’Anicet-Georges Dologuélé, Henri-Marie Dondra, Serge-Ghislain Djorie, Aristide Briand Reboas, Eddy Simphorien Kabarkuti et Marcelin Yalemende. Cette diversité de candidats témoigne d’un paysage politique en évolution, mais également des tensions qui subsistent dans le pays.
Malgré le lancement officiel de la campagne électorale le 13 décembre, le climat politique reste tendu. Le président Touadéra, bien qu’il soit le favori des sondages, fait face à des accusations de pression exercée sur l’opposition, ce qui soulève des questions sur l’équité du processus électoral. Les défis sécuritaires, persistants depuis des années, compliquent également la situation, affectant la confiance des électeurs et la stabilité du pays.
Ce scrutin simultané représente une opportunité historique pour la République centrafricaine. Il pourrait potentiellement redéfinir le paysage politique du pays, tout en offrant aux citoyens une chance de renouveler leur confiance envers leurs dirigeants. Cependant, cette occasion est également teintée d’incertitudes. La manière dont les élections seront menées et le respect des droits des candidats et de leurs partisans seront cruciaux pour établir la légitimité des résultats.
La présidentielle du 28 décembre constitue un tournant décisif pour la Centrafrique. Alors que la campagne électorale bat son plein, les citoyens sont appelés à faire entendre leur voix dans un contexte de défis politiques et sécuritaires. Le succès de ce scrutin dépendra largement de la capacité des autorités à garantir un processus transparent et inclusif. Cela pourrait être une lueur d’espoir pour un pays en quête de stabilité et de paix.
Par Yann Yorick Manfoumbi Manfoumbi


























