Dans le cadre de la préparation de la présidentielle 2025, la Commission nationale d’organisation et de coordination des élections du référendum (CNOCER) organise, du 15 au 16 mars 2025 à Libreville, un atelier de formation à l’intention des commissaires électoraux. Cette initiative vise à garantir une organisation fluide et transparente du scrutin du 12 avril prochain.
Expert en gestion électorale, Wenceslas Mamboundou a précisé l’objectif de cette rencontre : « Nous ne sommes pas ici en tant qu’autorité de contrôle, mais en tant que spécialistes sollicités pour accompagner les commissaires électoraux dans la gestion du processus électoral ». Il a insisté sur le rôle essentiel de ces derniers, qui seront chargés de veiller à la régularité du scrutin aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.
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Selon lui, cette formation s’inscrit dans un cadre plus large, marqué par une série de rencontres avec les acteurs clés du processus électoral. « Avant d’être membres de l’ACER, nous avons été appelés par le ministère en tant qu’experts ayant participé à plusieurs scrutins et contribué à la rédaction d’un guide de gestion des commissions électorales », a-t-il expliqué.
Un programme structuré en six modules
Le séminaire repose sur six axes fondamentaux, couvrant l’ensemble des étapes du processus électoral. « Nous débuterons par une introduction aux principes du droit électoral, afin de rappeler les bases légales et réglementaires », a indiqué Mamboundou.

Il a ensuite détaillé les modules pratiques destinés à préparer les commissaires électoraux à leurs missions : « Une élection ne se limite pas à la seule journée du scrutin ; elle requiert une organisation rigoureuse en amont pour garantir un déroulement fluide ». Parmi les thématiques abordées, figurent la gestion des bureaux de vote, les opérations de dépouillement et la transmission des résultats.
Un accent particulier est mis sur les aspects juridiques et contentieux. « Il est crucial que les commissaires électoraux comprennent leur responsabilité et les sanctions encourues en cas d’irrégularités », a averti l’expert. Ce volet vise à rappeler les règles encadrant le bon déroulement du scrutin et les recours possibles en cas de contestation.
Expérience et adaptation aux réalités du terrain
Le séminaire de formation s’adresse à un public mixte, composé de commissaires électoraux aguerris et de nouveaux désignés. « Nous devons rafraîchir les connaissances des anciens et doter les nouveaux de bases solides », a souligné Mamboundou.

Quant à la durée de la formation, il estime qu’elle est adaptée aux exigences du calendrier électoral : « Deux jours suffisent pour leur fournir les outils essentiels. Nous ne disposons pas d’un mois pour former ces acteurs, mais cette formation leur permettra d’être opérationnels ».
Enfin, il a rappelé que la CNOCER demeure le garant du bon déroulement du scrutin, assurant que toutes les mesures nécessaires sont prises pour garantir une élection organisée et transparente.


























