Ce vendredi 25 octobre, lors d’une conférence de presse au siège de son ministère à Libreville, le ministre de l’Intérieur Hermann Immongault a exposé les détails du futur référendum prévu le 16 novembre 2024. À l’approche de cette échéance, le ministre a souligné la portée historique de cette consultation, qui fait suite au Dialogue National Inclusif et à l’adoption du projet de Constitution par le Conseil des ministres le 17 octobre dernier.
« Le référendum 2024, nous y sommes ! » a déclaré Hermann Immongault, rappelant qu’il s’agit du premier référendum depuis 1995 et d’un acte « majeur et inédit » pour la participation démocratique des Gabonais. Le ministre a exhorté la population à voter massivement, insistant sur l’importance de ce devoir civique.
Les principales étapes de l’organisation électorale du référendum 2024 sont en place, a confirmé le ministre de l’Intérieur, conformément à la Loi n° 07/96 régissant les élections politiques, récemment amendée. « Toutes les initiatives prises par le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité le sont en respect des dispositions légales », a-t-il précisé, ajoutant que les 89 commissions électorales prévues sur le territoire national et les 15 à l’étranger assureront le bon déroulement du scrutin. Immongault a insisté sur le rôle « sacré » des commissaires électoraux, qui devront veiller à « l’application stricte des textes » et garantir la transparence des opérations électorales.
La campagne référendaire s’ouvrira le 6 novembre et se clôturera le 15 novembre à minuit. D’ici là, le ministère de l’Intérieur affichera la liste électorale définitive et distribuera les cartes d’électeurs. Afin d’apaiser les inquiétudes, le ministre a rappelé que l’accès au bureau de vote ne nécessitera qu’une pièce d’identité (carte d’électeur, carte nationale ou passeport biométrique), une seule étant requise.

Pour garantir la transparence, le dépouillement des votes sera « ouvert au public et se fera sans interruption », conformément à l’article 104 de la loi électorale. « C’est une mesure visant à renforcer la confiance », a expliqué Immongault, tout en assurant que les résultats seront centralisés puis annoncés publiquement avant la proclamation officielle par la Cour constitutionnelle.
En outre, le ministre a souligné l’ouverture du scrutin aux observateurs internationaux, affirmant que cette démarche vise à « renforcer la crédibilité » du processus électoral et à bénéficier d’une expertise externe. Toutefois, il a rappelé que leur présence ne serait pas sans cadre, des restrictions strictes étant prévues en cas de non-respect des règlements.
L’annonce publique des résultats se fera au ministère de l’Intérieur, dans un souci de transparence et de respect de la loi, a conclu Hermann Immongault, avant de répondre aux questions des journalistes présents.
Ce format intègre les points essentiels du discours du ministre, en les rendant plus directs et synthétiques dans un style journalistique.

























