Digitalk Moanda a posé, samedi 10 janvier à Moanda, les jalons d’un dialogue ambitieux entre la jeunesse gabonaise et l’univers numérique, sous l’impulsion d’Eramet Comilog. Pour l’entreprise minière, il s’agissait de transformer une simple rencontre en catalyseur de compétences, en réunissant élèves, étudiants, parents et professionnels autour du thème « Le digital au Gabon : enjeux et opportunités ».
Autour de cette ambition, plusieurs acteurs majeurs du secteur ont répondu présents, notamment la Société d’incubation du numérique du Gabon, l’Agence nationale des infrastructures numériques et des fréquences, l’Institut national des technologies de l’information et de la communication, l’École 241 et d’autres structures engagées. Leur présence a donné corps à un écosystème en construction, appelé à irriguer durablement le Haut-Ogooué.
Les panels interactifs ont constitué le cœur battant de la journée. Experts et praticiens y ont exploré les défis liés à la transformation digitale, les opportunités économiques émergentes et les perspectives d’emploi. Les échanges, nourris et concrets, ont permis de « démystifier le numérique » et de susciter des vocations, en montrant que l’innovation peut aussi naître loin des capitales.
Prenant la parole, Jeff Nguélé, Directeur des Services généraux à Eramet Comilog, a rappelé la philosophie de l’initiative. Selon lui, « à travers cette plateforme de sensibilisation et de networking qu’est Digitalk Moanda, Eramet Comilog, en tant qu’entreprise citoyenne, se positionne comme un contributeur actif au développement de l’écosystème numérique ». Une vision qui inscrit le digital dans la responsabilité sociétale de l’entreprise.
Pour Yannick Ebibié, Directeur général de la SING, l’enjeu dépasse largement la formation technique. Il a souligné que « le numérique contribue au PIB national à hauteur de 5 %, soit une contribution presque équivalente à celle du secteur minier », avant d’ajouter que « des événements de ce type sont essentiels pour faire comprendre que le digital est un levier stratégique de développement, favorisant l’autonomie et l’épanouissement de chaque citoyen ».
Au-delà des discours, Digitalk Moanda s’est voulu pratique. Des ateliers de design thinking, articulés autour de cinq thématiques majeures, ont invité les participants à proposer « des solutions digitales concrètes adaptées au contexte local ». L’INPTIC a, pour sa part, présenté les filières universitaires numériques, afin d’« orienter les élèves et étudiants vers des parcours d’avenir ». Un tirage au sort a enfin permis à plusieurs participants de bénéficier de formations spécialisées.
Principalement destiné aux élèves de Première et Terminale, ainsi qu’aux étudiants et professionnels curieux des métiers du numérique, ce DigiTalk a semé des graines prometteuses. À Moanda, le digital n’est plus un horizon lointain, mais une voie tangible, et le rendez-vous est déjà pris pour la prochaine édition. L’initiative ambitionne désormais de s’inscrire durablement comme un repère annuel de transmission numérique au Gabon aujourd’hui.


























