Arrêté le 1er septembre 2022, pour avoir inoculé « miraculeusement une grossesse » de 3 mois à une fidèle, le prophète Emmanuel Ndzoma est en détention préventive à la Direction générale de la Documentation et de l’immigration (DGDI) et le président leader du Gabon Nouveau (GN),
candidat à l’élection présidentielle de 2023 au Gabon, Mike Jocktane demande sa libération via un plaidoyer.
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Pour son plaidoyer en faveur du prophète Emmanuel Ndzoma, l’évêque Mike Jocktane rappelle d’abord les dispositions constitutionnelles.
« La Liberté de conscience, de pensée, d’opinion, d’expression, de communication, la libre pratique de la religion, sont garanties à tous, sous réserve du respect de l’ordre public », a-t-il déclaré en se référant à l’Article 1, alinéa 2 de notre constitution.
Pour le candidat Mike Jocktan, il y a mélange de genres, car l’église au Gabon a un fonctionnement qui lui est propre. L’Etat semblerait ne pas respecter l’autorité de l’église.
« Les communautés religieuses s’administrent elles-mêmes et par conséquent gèrent leurs affaires en toute autonomie selon les textes saints et dans le respect de l’ordre public », a rappelé l’évêque.
Entre absence de trouble à l’ordre public et appel à la prière
Toujours dans son plaidoyer en faveur de ce qui convient d’être appelé l’affaire Ndzoma, Mike Jocktane ne voit pas de trouble à l’ordre public, car la « grossesse miraculeuse » qui lui vaut une arrestation a eu lieu dans un cadre privé à Owendo au stade Idriss Ngari. Par ailleurs, il demande à l’église de prier.
« Concernant le Prophète Emmanuel NDZOMA, il me semble que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas constitutifs d’un trouble à l’ordre public. Mais en attendant qu’ils soient clarifiés, j’exhorte le Corps de Christ, en solidarité avec le peuple de Dieu de l’Église Synagogue du Gabon, à soutenir ce fils de la maison par la prière et toutes autres manifestations d’amour possibles », a-t-il précisé.
Le plaidoyer à la lecture du droit
Le candidat qui supçonnerait un acharnement contre la personne d’Emmanuel Ndzoma : « invite les pouvoirs publics à faire preuve d’impartialité, d’équité et à préserver sa dignité de citoyen et de serviteur de Dieu », avant d’ajouter : « Que la justice des hommes dise le droit, rien que le droit », a-t-il conclu son plaidoyer.


























