Ce jeudi 12 juin 2025, le vent de Baraka semblait lui-même retenir son souffle. Sous les cieux endeuillés du camp Capitaine Ntchoréré, le Président de la République, chef du gouvernement, Brice Clotaire Oligui Nguema, s’est recueilli devant la dépouille du Général de corps d’Armée Idriss Firmin Ngari. Ce dernier reposait en grande tenue, drapé de silence, tel un héros ayant bouclé le dernier chapitre de sa vie terrestre.
Dans un moment suspendu, empreint de gravité et d’émotion, le Chef de l’État a salué une ultime fois la mémoire d’un homme dont les pas ont marqué à jamais le sol de la République. « Le sabre s’est tu, mais la mémoire demeure », semblait dire le regard du Président. À titre posthume, il lui a décerné la dignité de Grand-Croix de l’Ordre de la Panthère Noire, distinction suprême venant orner son éternité comme un dernier éclat.
Le prytanée militaire, bastion de discipline et de devoir, s’est transformé en cathédrale de silence. Les tambours ont battu l’adieu, les armes se sont inclinées, et les cœurs, unis dans la peine, ont salué un patriote qui, de son vivant, fit de l’honneur un principe, de la loyauté un cap.

Entouré des représentants des institutions, des membres du gouvernement, des Forces de Défense et de Sécurité, ainsi que de nombreux proches et concitoyens, le chef de l’État a mené ce dernier hommage avec une solennité à la mesure de l’homme disparu. Ce jour-là, c’est tout un pan de l’histoire militaire gabonaise qui s’est effacé, laissant dans son sillage un souvenir impérissable.
Le Général Idriss Firmin Ngari n’est plus. Mais son nom, gravé dans le marbre de la Nation, continue de marcher dans les rangs du souvenir, comme une sentinelle veillant sur le destin du Gabon.












































