Antonio Guterres, secrétaire général de l’ONU, a tenu à interpeller certains gouvernements sur les mesures de sécurité « sévères » sur les populations au nom de la lutte anti Covid-19. Il a déploré le comportement de certains Etats, sans les citer, qui utilisent la pandémie de la Covid-19 pour régler des comptes à leur peuple.
«Brandissant la pandémie comme prétexte, les autorités de certains pays ont pris des mesures de sécurité sévères et des mesures d’urgence pour réprimer les voix dissonantes, abolir les libertés les plus fondamentales, faire taire les médias indépendants et entraver le travail des organisations non gouvernementales», a regretté le chef de l’ONU dans son discours annuel devant le Conseil des droits de l’homme (CDH). C’est ce qui nous a été rapporté par notre confrère le Figaro.
Pour la première fois cette, le Conseil des droits de l’homme a lieu en ligne à cause de la pandémie de la Covid-19. Cette 46e session du CDH aura lieu jusqu’au 23 mars.
Par ailleurs, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a poursuivi son propos en disant que ces mêmes Etats se «servent d’excuse pour miner les processus électoraux, affaiblir les voix des opposants et réprimer les critiques». Ainsi, a-t-il continué, «des défenseurs des droits humains, des journalistes, des avocats, des militants et même des professionnels de la santé ont fait l’objet d’arrestations, de poursuites et de mesures d’intimidation et de surveillance pour avoir critiqué les mesures – ou le manque de mesures – prises pour faire face à la pandémie». De plus, «l’accès à des informations vitales a parfois été entravé, tandis que la désinformation mortelle a été amplifiée, y compris par quelques dirigeants», a-t-il martelé, sans citer ces pays.
Il faut avouer que ces pays indexés par l’ONU se reconnaissent clairement au regard de ce qui se passe chez eux.
On peut conclure que l’ONU a désormais un regard sur ces Etats qui répriment les peuples et pourra clairement les citer si d’aventure ils s’obstinent à utiliser la Covid-19 comme prétexte de répression des populations.

























