Libreville, le 18 février 2021, les populations sont descendues dans les rues à 20h pour protester contre ce qu’elles appellent par la dictature autour de la lutte contre la Covid-19 en faisant du bruit avec des casseroles vides. Parfois les affrontements étaient remarqués entre les forces de l’ordre et les populations à travers le pays.
Les populations gabonaises estiment que les nouvelles mesures anti Covid-19, prises par le gouvernement, visent à les opprimer et à les appauvrir davantage avec les tests PCR négatifs exigés presque dans tout. Plus grave, ces tests sont exigés aux communautés religieuses, aux opérateurs économiques, entretemps, elles estiment que les membres des hautes institutions sont épargnés : les députés, sénateurs, conseillers constitutionnels et bien d’autres.
Dans tous les quartiers de Libreville et de Port-Gentil, le record de mobilisation a été battu car le bruit des casseroles a doublé par rapport à hier, dans les rues et devant les domiciles.
Ce mouvement commencé mercredi 17 février s’est accéléré ce vendredi 18 février. Il consiste à frapper une casserole avec une louche métallique pour faire assez de bruit autour de soi, de 20h00 à 20h05.
Ainsi, le succès du mouvement est dû à l’implication de plusieurs influenceurs de la société notamment les pasteurs, les artistes, les opérateurs économiques et bien d’autres.
Pour rappel, le 12 février, le gouvernement avait décidé d’appliquer de nouvelles mesures restrictives contre la Covid-19. Cette décision a par exemple exigé des tests PCR négatifs pour tous les fidèles afin d’accéder à leur église, les boulangers à présenter les tests négatifs de leurs employés, certains commerces fermés, un couvre-feu ramené à 18h00, malgré l’application du protocole sanitaire par les populations. Tout cela n’a fait qu’attiser la colère du peuple.
Demain, le Conseil de ministres sera présidé par le Chef de l’Etat et la situation déjà tendue dans le pays sera assurément au menu des décisions.

























