Libreville le 19 février 2021, le ministre de la Santé, le Dr Guy Patrick Obiang, a confirmé ce jour lors d’une conférence de presse, la mort des personnes durant la deuxième sortie du mouvement des casseroles visant à exprimer le refus du peuple à exécuter les mesures restrictives de ses libertés au nom de la lutte anti Covid-19 par le gouvernement.
La parole du gouvernement gabonais était attendue depuis hier soir à la suite de la forte mobilisation de protestation des populations dans les grandes villes du pays. Ces manifestations revendicatives visaient à rejeter les nouvelles mesures très restrictives du gouvernement vis-à-vis des libertés individuelles au nom de la lutte anti Covid-19.
Au deuxième jour de ces manifestations nocturnes, de 20h00 à 20h05, chacun devait faire du bruit avec ses casseroles métalliques devant son domicile ou dans les rues comme au première jour. Toutefois, il y a eu affrontements entre les forces de l’ordre et les populations entrainant des décès.
Ainsi, le ministre de la Santé, Guy Patrick Obiang Ndong, a reconnu le décès de ces compatriotes sans toutefois communiquer leur nombre exact.
Au nombre de ces restrictions, on peut noter quelques unes comme l’accès à l’église seulement sous présentation d’un test PCR négatif y compris pour s’attabler dans un restaurant ou exercer le métier de boulanger.
Par ailleurs, il y a eu conseil des ministres ce matin présidé par le président de la République, Ali Bongo Ondimba, par visioconférence. Les conclusions sont très attendues concernant les plaintes et surtout l’absence d’adhésion du peuple vis-à-vis des mesures gouvernementales concernant la lutte contre la Covid-19.
Toutefois, la question qui devrait être posée au gouvernement est : peut-on faire le bonheur de quelqu’un sans son adhésion ?

























