Après l’affaire du jeune Karl, un autre Gabonais, Lionel Rokewa a perdu la vie pour avoir enfreint le couvre-feu à Port-Gentil, dans la nuit du dimanche au lundi.
Lionel Rokewa, 20 ans, aurait violé le couvre-feu et se trouverait confronté aux forces de l’ordre militaire au Quartier Chic. Sa famille l’a retrouvée sans vie le lundi 18 décembre après-midi, tandis qu’une seconde victime est toujours recherchée.
Son corps abandonné près d’une pompe funèbre de Port-Gentil a été découvert par sa famille, patrouillant les commissariats à sa recherche. Lionel Rokewa devient ainsi une victime de plus des agissements excessifs de certains agents de l’ordre, dans la zone des « Trois Manguiers », réputée être l’endroit des bangandos.
Lorsqu’il sirotait des verres avec son frère Steve Nguema, ils ont été appréhendés par les forces de l’ordre vers 23 heures. Une bagarre a éclaté, entraînant des dégâts matériels et des traces de sang. La famille, amis et connaissances ont vainement fouillé les postes de police à la recherche des deux hommes.
Des zones d’ombre persistantes dans cette affaire, notamment l’implication présumée des militaires du B2 utilisant des barres de fer et des bois dans le meurtre de Lionel Rokewa.
Cette affaire embarrasse l’armée et la justice à Port-Gentil, où les parents ont déposé la dépouille à la maison des pas perdus pour réclamer justice.
La situation soulève des questions sur la façon dont certains agents répriment la population, profitant du couvre-feu pour des abus. La famille dénonce des actes de violence, soulignant que la victime n’a pas opposée de résistance.
Il est crucial que les autorités prennent ce dossier au sérieux, enquêtent sur ces agissements, et rappellent à l’ordre les agents indélicats.


























