Le coût du transport n’a pas changé dans certaines artères de la capitale gabonaise. À l’avènement de la COVID-19, les coûts ont considérablement augmenté. Le nombre de personnes par banquette dans les taxi-bus, par exemple, était passé de quatre à trois. Mais depuis cette période, les tarifs sont restés les mêmes, malgré les dénonciations des usagers. Qu’est-ce qui peut donc expliquer cela ? Même dans des zones où la route était enclavée, aujourd’hui en bon état, les prix n’ont pas bougé.
Où sont donc les syndicats de taximans pour le coût élevé de transport ? Pourquoi, jusqu’à présent, rien n’est revenu à la normale ? Se déplacer à Libreville devient une épine dans le pied : il faut avoir au moins 5000 FCFA pour les longues distances. Là où c’était 100 FCFA, c’est passé à 200 voire 300 FCFA, et cela est resté inchangé. Comme on le dit : « Il faut miser », si tu ne mises pas, le soleil finira sur toi. Au moment où l’assiette du Gabonais peine à se remplir, le coût du transport s’ajoute à ces peines quotidiennes. Que dit Jean Robert Menie, président du Syndicat libre des transports terrestres du Gabon, à ce propos ?
Chaque taximan dicte sa loi sur le coût du transport. Aux heures de pointe, les enchères montent. Nous comprenons donc que ce secteur est très fructueux. Comment comprendre que, depuis la fin de la COVID-19, aucune descente sur le terrain n’ait été entreprise pour instruire tous les taximans de revoir le coût du transport à la baisse ? Il faut engager des initiatives capables de les obliger à respecter la norme, et sanctionner celui ou celle qui ne s’alignera pas.
Le ministère des Transports, la mairie de Libreville et les syndicats du secteur transport sont invités à se pencher sur ce cas. Ça va de mal en pis. Se déplacer ne devrait pas être un supplice pour les compatriotes gabonais.

























