À la faveur d’une audience accordée le 19 février 2026, le président de la République, Brice Clotaire Oligui Nguema, a ouvert les portes du palais à une ambition bancaire aux accents panafricains. Face à lui, le président-directeur général de Coris Bank International, Idrissa Nassa, est venu poser les jalons d’une implantation durable au Gabon, telle une semence financière appelée à germer dans le sol économique national.
Libreville, carrefour stratégique de l’Afrique centrale, s’apprête ainsi à accueillir un nouvel acteur dont l’arrivée promet de redessiner les lignes du paysage bancaire. En saluant l’intérêt manifesté par cette institution ouest-africaine, le chef de l’État a vu dans cette démarche un signe éclatant de la confiance retrouvée et de l’attractivité d’un pays qui se veut désormais terre d’opportunités et d’investissements structurants.
Née au Burkina Faso, Coris Bank International a grandi à la manière d’un fleuve patient, élargissant son lit au fil des années pour irriguer plusieurs économies africaines. Présente en Côte d’Ivoire, au Mali, au Sénégal, au Bénin ou encore au Togo, la banque s’est imposée comme un partenaire privilégié des entreprises, des PME/PMI et des particuliers. Son projet gabonais s’inscrit dans cette dynamique d’expansion réfléchie, tournée vers l’Afrique centrale.
Au cours des échanges, Idrissa Nassa a réaffirmé la volonté de son groupe de « s’inscrire durablement dans le tissu économique gabonais », en accompagnant les politiques publiques et en soutenant les initiatives privées créatrices de valeur. À travers cette implantation, la banque entend épouser les priorités nationales, notamment le financement des secteurs porteurs et la diversification de l’économie.
Au-delà de l’ouverture d’agences, Coris Bank International envisage la construction d’un siège à Libreville, symbole de racines profondément ancrées. Ce projet devrait générer des emplois, renforcer les compétences locales et élargir l’accès au crédit, tel un levier destiné à déverrouiller le potentiel entrepreneurial.
Pour les pouvoirs publics, cette arrivée annoncée sonne comme une promesse : celle d’une concurrence accrue, d’une offre financière enrichie et d’un environnement des affaires plus dynamique. À l’horizon, se dessine l’espoir d’un système bancaire plus robuste, capable d’accompagner la transformation économique du Gabon avec constance et ambition durable, inclusive et souveraine.


























