Suite à la suppression de l’Agence Nationale des Grands Travaux d’Infrastructures (ANTI) le 13 octobre 2020, plusieurs anciens agents de cet établissement public ont été remis à leur administration d’origine et l’Etat s’était engagé à régler le plan social des autres agents recrutés directement sauf qu’aujourd’hui rien n’est fait. Face à ce qui paraît être un non-respect des engagements, les agents crient au secours du président de la République Ali Bongo.
Le Collectif des anciens agents de l’ANGTI est plongé dans la précarité la plus absolue pour cause le non-respect du plan social conclu avec l’Etat. Plusieurs rencontres menées n’ont rien donné.
Les anciens employés qui ont fait un chapelet des différents projets qu’ils ont menés pour faire avancer le pays s’étonnent qu’une certaine presse s’en prenne à eux en vilipendant les efforts déployés. Ils ont donc contribué au nombre de projets, l’organisation de la CAN Total 2012 et 2017, la construction des routes, des échangeurs et plusieurs autres infrastructures pour le pays. Ces actions louables semblent avoir été jetées à la poubelle par certains compatriotes.
«En dépit de ce que certains journaux nationaux pouvaient écrire contre notre agence, au lendemain de sa suppression, nous sommes les principaux acteurs qui avons mené à bien un bon nombre des projets d’investissement à maturité», déclare le Collectif.
Le Collectif demande au gouvernement de respecter tout simplement les engagements pris dans le cadre du décret n°00391/PR/MTEIH du 13 octobre 2020 portant suppression de l’ANGTI.
«Nous concevons mal aujourd’hui que les hommes et les femmes qui ont accompagné le chef de l’Etat tout au long de ses deux mandats, et ce jusqu’à ce jour, notamment par le biais de la cellule de gestion du Programme d’Investissement du Secteur Education (PISE), puissent être livrés à eux-mêmes», s’interrogent-ils.
Pourtant, Léon Armel Bounda Balonzi, le ministre des Travaux publics, de l’Équipement et des Infrastructures, dans le journal l’Union sans clignoter les yeux, avait déclaré que les agents de l’ANGTI pourraient être intégrés au ministère des Transports, de l’équipement, des infrastructures et de l’habitat pour ceux qui le veulent. Malheureusement, près d’un an plus tard, aucun signe concernant les promesses faites par le gouvernement n’est visible. Suite à ce délaissement, les familles sont disloquées et la précarité est devenue le lot de tous et à la veille de la rentrée scolaire ces chefs de famille sont dans le grand désarroi.
Aujourd’hui, ils appellent à l’intervention du président de la République Ali Bongo Ondimba qui semble visiblement être la personne la mieux indiquée pour les aider.


























