Le 30 juillet dernier, les chefs d’Etat des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC) se sont réunis par visioconférence. La question du Tchad au cœur des discussions et d’autres.
Les chefs d’Etat de la sous-région s’étaient accordés à soutenir le processus de transition démocratique au Tchad. Concernant ce soutien, ils avaient fait une publication le 4 juin 2021. Dans cette déclaration, ils s’engageaient à soutenir la transition au Tchad dirigée par Mahamat Déby, fils du défunt président Idris Déby, mort des suites des blessures par balle.
Pour rappel, la CEEAC sort de son sommeil car elle ne s’est exprimée sur le coup d’Etat au Tchad que 45 jours seulement après. L’organisation communautaire s’était seulement contentée de s’aligner sur la position de l’Union africaine et de Paris qui avaient pris acte du coup d’Etat qui a dissout toutes les institutions juste après le décès d’Idriss Deby.
La CEEA n’a aucun moyen de sa politique
Lors de la rencontre, les chefs d’Etat en sont arrivés au constat que les moyens promis pour réagir à la question tchadienne n’étaient pas encore disponibles. L’autre constat est que la quasi-totalité des pays membres ne sont pas à jour de leurs cotisations statutaires. En dehors du Gabon, rare sont les pays à être à jour de leurs cotisations.
Il est fort probable que suite à cet état des lieux la CEEAC ne soit pas capable de tenir la promesse faite. Chaque Etat se bat à relancer son économie, mise en mal par la pandémie de la Covid-19.

























