Ce dimanche 28 décembre 2025 au stade Adrar d’Agadir, les Panthères du Gabon ont vu leurs espoirs se fissurer comme un miroir brisé. Battues 3-2 par le Mozambique lors de la deuxième journée du groupe F de la CAN 2025, elles avancent désormais sur un fil, suspendues au verdict des autres. Après une première défaite inaugurale, ce nouveau revers sonne comme un glas, tandis que les Mambas, longtemps condamnés au rôle de figurants, écrivent une page inédite de leur histoire continentale.
Le match, haletant et cruel, s’est joué sur des éclairs et des absences. En cinq minutes fatales, le Gabon a payé ses flottements défensifs. Faisal Bangal a frappé le premier, tel un voleur dans la nuit, avant que Geny Catamo n’alourdisse la peine sur penalty. Les Panthères, groggy mais pas résignées, ont trouvé une bouffée d’oxygène juste avant la pause, lorsque Pierre-Emerick Aubameyang a réveillé les siens, rallumant une flamme que l’on croyait vacillante.
Au retour des vestiaires, le Mozambique n’a pas tremblé. Diogo Calila a profité d’un nouvel espace pour planter un troisième coup de poignard. Le Gabon, fidèle à son tempérament orgueilleux, a encore répondu. Alex Moucketou-Moussounda a réduit l’écart, redonnant au match des allures de siège. Les dernières minutes ont vu les Panthères pousser, presser, frapper à la porte, mais la muraille mozambicaine a tenu, transformant l’espoir gabonais en frustration amère.
Cette victoire a valeur de symbole pour le Mozambique. Après des années d’attente et de désillusions, les Mambas goûtent enfin au succès en phase finale, portés par un collectif discipliné et par l’expérience de cadres qui défient le temps. Leur triomphe résonne comme un rappel : en Coupe d’Afrique, la hiérarchie n’est jamais figée et la foi peut renverser les pronostics.
Pour le Gabon, l’heure est aux calculs et à l’urgence pour cette CAN 2025. Avec deux défaites en deux sorties, les Panthères n’ont plus le luxe de l’erreur. Le dernier match face à la Côte d’Ivoire s’annonce comme une finale sous haute tension, tandis que les résultats des concurrents directs pèseront lourd. Dos au mur, le Gabon joue désormais sa survie, avec pour seul choix de transformer la pression en sursaut ou de quitter la scène prématurément. Dans cette arène continentale, chaque ballon devient une sentence, chaque erreur un rappel brutal, et seule une victoire future, portée par la lucidité collective, le courage mental, et un réalisme retrouvé, pourra encore repousser l’ombre d’une élimination annoncée au terme d’un parcours devenu périlleux et incertain pour le Gabon à cette CAN 2025.


























