Le 16 mai, un forestier camerounais Calvin W., 54 ans, revient au quartier Mbanga-Pongo, dans l’arrondissement de Douala III. Cependant, son absence aura duré dix mois entiers.
En dix mois d’absence, aucun appel, aucun message, aucune nouvelle n’a été envoyé ni reçu. En arrivant, il découvre un homme installé à son domicile. Calvin profère alors une menace d’incendie volontaire à voix haute. Les voisins alertent aussitôt le chef de bloc. Par conséquent, la gendarmerie intervient et recueille les deux versions des faits.
Dix mois de silence qui ont tout changé
Tout débute lorsque Calvin part travailler dans l’Est du Cameroun. Sans explication, il coupe tout contact avec son épouse Julienne, commerçante de 39 ans. Leur mariage compte deux enfants. Ce silence s’étire sur dix mois d’absence complets. Néanmoins, aucune raison n’a jamais été fournie par Calvin. La cause réelle de cette rupture de contact demeure inconnue à ce jour.
Une femme contrainte d’agir seule
Face à ce vide, Julienne prend les devants. Elle se rend auprès de la belle-famille à Njombe-Penja, dans le Moungo. La belle-mère lui répond de faire comme bon lui semble. Julienne interprète alors cette longue absence de dix mois comme un abandon définitif. Elle refait progressivement sa vie. Le jour du retour de Calvin, dix appels restent sans réponse. Le fossé est déjà consommé.
Un accueil glacial aux conséquences durables
À son arrivée après dix longs mois d’absence, Calvin trouve Julienne au salon en train de manger. Son salut reste sans réponse. Sa tentative de contact physique est repoussée. Julienne lui déclare : elle le croyait mort. Elle lui signifie qu’il n’existe plus pour elle. En outre, l’autre homme est présent et légitime à ses yeux. La rupture conjugale de fait est totale.
Un vide juridique qui fragilise des milliers de familles
Cette affaire soulève une question structurelle importante. Au Cameroun, une absence prolongée ne constitue pas un abandon de domicile juridiquement reconnu. Calvin demeure donc légalement l’époux. Pourtant, Julienne a géré une urgence familiale réelle, avec l’aval implicite de la belle-famille. Par ailleurs, la menace d’incendie expose Calvin à des poursuites pénales indépendantes. Des milliers de foyers des secteurs forestiers et miniers vivent des situations similaires. Ce vide juridique mérite une réponse législative urgente.












































