Le Bénin ouvre une nouvelle phase politique avec l’investiture officielle de Romuald Wadagni à Cotonou. La cérémonie s’est déroulée au Palais des Congrès devant plusieurs dirigeants africains et diplomates étrangers. L’ancien ministre des Finances succède désormais à Patrice Talon après une transition institutionnelle largement maîtrisée. Par ailleurs, Nathalie Villette-Wadagni a accompagné le nouveau président durant cette cérémonie fortement médiatisée.
Romuald Wadagni a prêté serment devant la Cour constitutionnelle, main droite levée. Ensuite, douze coups de canon ont salué son entrée officielle à la magistrature suprême. Le chef d’état-major lui a également remis le drapeau national béninois. Le nouveau président a promis de défendre la Constitution et l’intérêt général avec fermeté.
Une victoire électorale largement contestée
Le scrutin présidentiel du 12 avril reste toutefois contesté par plusieurs observateurs politiques régionaux. Romuald Wadagni a remporté environ 94 % des suffrages exprimés face à Paul Hounkpe. Cependant, l’opposition majeure, Les Démocrates, n’a pas participé à l’élection présidentielle béninoise. Des difficultés administratives et des tensions internes ont empêché cette participation décisive.
Malgré ces critiques, plusieurs partenaires internationaux saluent la stabilité institutionnelle du Bénin. Nicéphore Soglo et Thomas Boni Yayi assistaient également à cette investiture historique. Seize délégations étrangères ont participé à cette cérémonie fortement sécurisée dans la capitale économique béninoise.
Sécurité et diplomatie au cœur du mandat
Romuald Wadagni souhaite poursuivre les réformes économiques engagées ces dernières années au Bénin. Il met en avant une croissance inclusive et un assainissement budgétaire durable. Selon plusieurs analystes, son expérience économique rassure les investisseurs internationaux et les partenaires financiers.
Par ailleurs, le nouveau président veut renforcer la lutte contre les groupes jihadistes actifs au nord. Il promet une réponse sécuritaire ferme contre les menaces liées au Sahel voisin. Le Nigeria, le Niger, le Burkina Faso et le Togo suivent attentivement cette nouvelle présidence.
Enfin, la présence du Premier ministre nigérien Ali Mahaman Lamine Zeine attire particulièrement l’attention diplomatique régionale. Cette visite pourrait apaiser les relations entre Cotonou et certains régimes militaires sahéliens. Ainsi, Romuald Wadagni démarre son mandat sous une forte pression régionale et internationale.
Dans les prochains mois, les observateurs africains surveilleront attentivement les premières décisions du nouveau chef d’État béninois. Les attentes concernent surtout l’emploi des jeunes, la gouvernance publique et la sécurité frontalière. De plus, plusieurs organisations internationales espèrent une ouverture politique favorisant le dialogue démocratique national durable.
La CEDEAO observe cette transition politique.


























