Les propos tenus par Olivier Safari Kabene, président du Comité des arbitres de la Confédération africaine de football (CAF), dans un entretiens sur la chaîne Canal+ ce 26 janvier au sujet de l’utilisation d’une serviette par les gardiens de but, suscitent une vive polémique sur le continent. Sa déclaration, jugée maladroite et déconcertante, a été perçue comme une rupture entre l’institution et une large partie de l’opinion africaine.
« La serviette n’est pas l’équipement d’un joueur ou d’un gardien. Lorsqu’un gardien s’accompagne d’une serviette, moi je pense que ça doit être de manière très sportive, avec plus de Fair Play. Dès lors que celle-ci commence à influencer le jeu, moi je pense que cette serviette doit être loin de l’espace de jeu », a-t-il affirmé.
Ces propos, loin d’apporter une clarification technique, ont été interprétés comme une banalisation des véritables enjeux du football africain. Pour de nombreux observateurs, cette sortie illustre un décalage inquiétant entre la CAF et les attentes des supporters, des joueurs et des acteurs du sport sur le continent. Alors que les débats devraient porter sur la transparence des compétitions, l’amélioration des infrastructures ou la formation des arbitres, l’institution se retrouve au centre d’une controverse jugée dérisoire.
La réaction de l’opinion publique ne s’est pas fait attendre : sur les réseaux sociaux, journalistes, anciens joueurs et supporters dénoncent une déclaration « indigne » d’un haut responsable de la CAF. Beaucoup y voient le symbole d’une gouvernance sportive en perte de repères, incapable de répondre aux aspirations légitimes des peuples africains pour un football crédible et respecté.
Au-delà de l’anecdote, cette polémique révèle une fracture plus profonde : celle d’une institution qui peine à incarner l’unité et la dignité du football africain. Dans un contexte où le sport est porteur d’identité et de fierté nationale, de telles sorties fragilisent l’image de la CAF et alimentent le sentiment d’un éloignement croissant entre ses dirigeants et les réalités du terrain.
La serviette, devenue malgré elle symbole de discorde, rappelle que le football africain mérite mieux que des débats accessoires. Il exige des décisions fortes, visionnaires et patriotiques, capables de redonner confiance aux millions de passionnés qui voient dans ce sport un vecteur d’unité et de grandeur pour l’Afrique.


























