Dans une déclaration marquante ce lundi, Brice Clotaire Oligui Nguema, président de la République, chef de l’État et chef du gouvernement, a tenu à rappeler son attachement au monde éducatif : « Moi-même fils d’enseignant, je connais vos réalités. Je prends vos problèmes à bras-le-corps et je m’engage à les résoudre méthodiquement et progressivement ».
Pendant de nombreuses années, sous l’ancien régime, les enseignants ont entendu des promesses répétées, souvent restées sans suite. Cette accumulation de paroles non tenues a fragilisé la confiance et conduit le corps enseignant à accueillir avec prudence toute nouvelle annonce. La parole présidentielle, jadis sacrée, avait perdu de son poids et de son autorité.
Aujourd’hui, en ce début de mandat, le chef de l’État entend redonner à cette parole toute sa force et sa crédibilité. Ses propos, empreints de sincérité et de proximité, pourraient constituer un véritable déclic pour une reprise effective et durable des cours sur l’ensemble du territoire.
Le président a rappelé que l’école est le socle de la nation et que les enseignants sont les bâtisseurs de l’avenir. En se présentant comme fils d’enseignant, il établit un lien direct avec les réalités vécues par des milliers de familles gabonaises. Cette proximité renforce l’idée que les difficultés du corps enseignant ne sont pas ignorées, mais bel et bien intégrées dans la vision de gouvernance.
L’engagement méthodique et progressif annoncé vise à apporter des solutions concrètes : amélioration des conditions de travail, régularisation des situations administratives, et valorisation du rôle de l’enseignant dans la société.
Espoir et vigilance
Si les enseignants accueillent ces propos avec prudence, ils n’en demeurent pas moins porteurs d’espoir. Les efforts déjà amorcés par le gouvernement laissent entrevoir une volonté réelle de changement. L’enjeu est désormais de transformer cette parole en actes tangibles, afin que, au fil des années, le corps enseignant soit témoin de la matérialisation de cet engagement présidentiel.
La nation entière espère que ces mots du fils d’enseignant ne seront pas un feu de paille, mais le point de départ d’une réforme profonde et durable. Pour le Gabon, redonner sa sacralité à la parole présidentielle et restaurer la confiance du corps enseignant constitue une étape essentielle vers un système éducatif solide, inclusif et porteur d’avenir.

























