À Eboro, dans la commune de Bitam, une femme de nationalité camerounaise, Gisèle Nda Mengue, âgée de 45 ans, a été arrêtée au poste frontalier alors qu’elle tentait de traverser avec de faux documents gabonais. L’interpellation, survenue après son retour du marché mondial, a été motivée par le comportement suspect de l’intéressée.
Au moment du contrôle, elle a présenté aux gendarmes un récépissé de Carte nationale d’identité gabonaise. Une enquête rapide a révélé des incohérences, poussant les autorités à vérifier sa situation administrative. Il s’est avéré qu’elle résidait au Gabon sans titre légal depuis 25 ans donc experte en faux documents. Face à l’évidence, elle a reconnu sa nationalité camerounaise et expliqué que le récépissé avait été obtenu par l’intermédiaire du défunt époux de sa mère, un citoyen gabonais.
Mme Nda Mengue a été placée sous mandat de dépôt à la prison centrale d’Oyem pour usage de faux, défaut de titre de séjour et incitation à la délivrance de faux documents administratifs.
Cette affaire relance le débat sur la circulation de faux papiers au Gabon, mettant en lumière les risques liés à la falsification de documents officiels. Elle interpelle les autorités sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et de sensibiliser les populations aux conséquences juridiques de telles pratiques.
Agir pour prévenir : vers une mobilisation collective contre la fraude documentaire.

























