Libreville, 17 octobre 2025 – Ce vendredi, la maison verte du PNUD a accueilli la réunion du comité technique de The Biodiversity Finance Initiative (BIOFIN), une plateforme mondiale soutenue par le programme des nations unies pour le développement. Objectif : affiner les solutions de financement durable pour préserver la biodiversité gabonaise.
Autour de la table, des représentants du gouvernement, du secteur privé, des ONG et des partenaires techniques ont échangé sur les pistes concrètes de financement du plan de financement de la biodiversité (BFP). Ce document stratégique, actuellement en phase de finalisation, doit permettre au Gabon de mieux planifier, mobiliser et orienter les ressources financières nécessaires à la protection de son patrimoine naturel.
“Le Gabon est engagé à faire de la biodiversité un levier économique et social, et non un simple enjeu de conservation”, a indiqué un membre du comité technique.
Les discussions ont porté sur plusieurs axes : la création de nouveaux mécanismes de financement, la valorisation économique des services écosystémiques, et la meilleure intégration de la durabilité dans les politiques publiques.
Derrière ces échanges, une ambition claire : placer la nature au cœur du développement national.
BIOFIN, lancé dans plus de 40 pays, vise à aider les gouvernements à identifier les lacunes de financement et à proposer des solutions adaptées à leurs contextes économiques. Pour le Gabon, l’enjeu est de taille : maintenir son leadership environnemental tout en développant des modèles économiques durables.
Cette réunion du comité technique précède la tenue du comité de pilotage BIOFIN, prévu dans les prochaines semaines. Ce dernier validera le plan final et définira les modalités de sa mise en œuvre.
Une étape cruciale, selon les participants, vers l’opérationnalisation d’un système de financement à long terme pour la biodiversité nationale.
“Nous avançons vers une approche structurée, mesurable et inclusive. La biodiversité est notre capital naturel le plus précieux, et elle doit être traitée comme telle”, a résumé un représentant du PNUD.
Dans un contexte mondial marqué par la perte rapide des écosystèmes, le Gabon réaffirme son rôle de pays pionnier en matière de conservation. Avec près de 88 % de couverture forestière et un réseau d’aires protégées parmi les plus vastes d’Afrique, le pays s’impose comme un modèle régional dans la lutte contre le changement climatique et la dégradation de la nature.
La rencontre de ce 17 octobre marque donc un pas supplémentaire vers la construction d’une économie verte, inclusive et résiliente, où la protection de la biodiversité n’est plus un frein, mais une opportunité de développement durable.
Par Darlyck Ornel Angwe

























