Selon Donald Trump, Bachar al-Assad aurait quitté la Syrie après avoir perdu l’appui de la Russie, son principal allié. L’ancien président américain a partagé cette analyse sur sa plateforme Truth Social, affirmant que cette défection serait la conséquence directe de l’affaiblissement géopolitique de la Russie et de l’Iran, deux soutiens historiques du régime syrien.
« Bachar al-Assad paie un fils fui. Son protecteur, la Russie, dirigée par Vladimir Poutine, ne souhaitait plus assurer sa sécurité », a-t-il déclaré. Cette prise de position, publiée quelques semaines avant son investiture prévue le 20 janvier, relance les interrogations sur l’avenir du régime syrien, déjà fragilisé par la guerre civile et des offensives rebelles.
Donald Trump a également justifié son analyse en évoquant la situation militaire et économique désastreuse de Moscou, notamment en Ukraine. « La Russie a perdu tout intérêt pour la Syrie. Avec près de 600 000 soldats tués ou blessés dans un conflit qui n’aurait jamais dû commencer, elle est désormais accaparée par sa guerre en Ukraine, qui semble interminable », a-t-il expliqué.
En outre, Trump a souligné que l’Iran, autre pilier du soutien au régime d’Assad, fait face à ses propres défis stratégiques. « L’Iran est affaibli par les succès militaires d’Israël, ainsi que par une économie en difficulté. La Russie et l’Iran ne sont plus en position de garantir la stabilité du régime syrien », a-t-il ajouté.
Depuis le début de la guerre civile en 2011, la Russie a joué un rôle crucial dans la survie politique et militaire de Bachar al-Assad, notamment par des interventions armées décisives et un soutien diplomatique constant. Cependant, cette déclaration de Trump suggère un tournant majeur, marquant une possible désolidarisation de Moscou face au régime syrien.
Si ces affirmations se confirment, l’exil supposé de Bachar al-Assad pourrait entraîner de profondes répercussions sur la dynamique régionale. La Syrie, déjà divisée par plus d’une décennie de conflits, risque de connaître une nouvelle phase d’incertitudes, tant sur le plan politique que militaire. Cette annonce intervient alors que les rebelles syriens, appuyés par divers acteurs internationaux, auraient progressé jusqu’à Damas, selon Trump.
Ainsi, l’avenir de la Syrie pourrait bien dépendre des recompositions stratégiques imposées par l’évolution des forces en présence dans la région.
Bachar al-Assad comptait jusque-là sur le soutien de la Russie pour la protection de son régime. Reuters/Sputnik/Mikhail Klimentyev


























