Sous les ors solennels de la République, la passation de charges entre Patrick Barbera Isaac et Armande Longo Moulengui s’est déroulée hier, en présence du Secrétaire général du gouvernement, Abdu Razzaq Guy Kambogo. Ce cérémonial, empreint de gravité et de promesses, a entériné l’entrée en fonction d’une femme de conviction et d’expérience à la tête du ministère des Sports, désormais élargi à la Culture et aux Arts.
Première femme à occuper ce portefeuille depuis l’époque de Yolande Biké, au cœur des années 90, Armande Longo Moulengui incarne un retour audacieux du leadership féminin dans un domaine où souffle le vent de la passion nationale. Déjà ministre de la Culture et des Arts depuis janvier dernier, cette universitaire aguerrie, native de Koula-Moutou, voit ainsi ses responsabilités s’intensifier à mesure que les attentes du peuple se densifient.
Titulaire d’un DESS en Administration privée et publique pour l’Afrique, ancienne maître-assistant à l’École normale supérieure de Libreville, elle a dirigé le département d’allemand avec rigueur avant de répondre à l’appel du service public. Aujourd’hui, elle prend les rênes d’un secteur vital, où se croisent ferveur populaire, enjeux identitaires et défis structurels.
Son prédécesseur lui a transmis une pile de dossiers épineux : dettes non apurées, salaires impayés, infrastructures délabrées, bourses suspendues, sans oublier les Panthères du Gabon et la douloureuse organisation des obsèques du regretté Aaron Boupendza. Autant de montagnes à gravir dans une ascension qui s’annonce exigeante mais exaltante.
Dans un paysage sportif en quête de renouveau, la ministre devra non seulement appliquer la politique générale du gouvernement, inspirée des engagements du président Brice Clotaire Oligui Nguema, mais aussi répondre aux défis spécifiques de chaque discipline. Son ministère devient ainsi une véritable tour de contrôle, entre impulsion culturelle et mobilisation sportive.
Femme de rigueur, de vision et d’action, Armande Longo Moulengui devra fédérer, innover, restaurer la confiance. Une mission ardue, mais à la mesure de son tempérament. Le peuple attend, le monde sportif espère, la République observe.


























