Dans le cadre de la 16e session du groupe d’examen de l’application de la convention des Nations unies contre la corruption, le Gabon a présenté à Vienne ses avancées en matière de gouvernance et de transparence. Cette rencontre, organisée par l’Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC), marque une étape stratégique pour les États parties en vue de la conférence de Doha prévue du 15 au 19 décembre 2025.
Le Gabon, engagé dans une refondation institutionnelle depuis l’arrivée au pouvoir du président Brice Clotaire Oligui Nguema, a mis en avant les efforts entrepris pour renforcer les mécanismes de contrôle, améliorer la reddition des comptes et restaurer la confiance citoyenne. Ratifiée en 2012, la Convention de Mérida constitue le socle juridique de cette dynamique, en articulant prévention, application du droit et recouvrement des avoirs.
Lors de cette session de Vienne, le Gabon a été désigné pour être évalué par la Libye et le Tchad dans le cadre du second cycle du mécanisme d’examen. Cette évaluation, bien que technique, revêt une portée politique : elle permettra de mesurer l’efficacité des réformes engagées et d’identifier les zones de vulnérabilité persistantes.
Le Qatar, hôte de la prochaine conférence l’Autriche via Vienne sa capitale, a également présenté son dispositif d’accueil et insisté sur l’importance de l’assistance technique aux États parties, notamment ceux en phase de transition institutionnelle.
Au-delà des déclarations officielles, la participation du Gabon à cette session internationale illustre une volonté de repositionnement diplomatique et de normalisation de sa gouvernance. Dans un contexte marqué par une exigence croissante de transparence, le pays cherche à se démarquer de son passé opaque et à inscrire ses institutions dans une logique de responsabilité.
Reste à savoir si ces engagements se traduiront par des résultats tangibles sur le terrain, notamment dans les secteurs sensibles comme les hydrocarbures, les marchés publics et la justice. L’évaluation à venir sera un test de crédibilité pour les autorités gabonaises, tant sur le plan national qu’international.

























