Ce mercredi 3 septembre 2025, l’UNESCO, en partenariat avec les municipalités du Grand Libreville, a clos une vaste campagne de sensibilisation sur l’éducation à la santé et au bien-être, à la mairie du 5ᵉ arrondissement. Cet atelier, animé par Maderie-Louise Benedicta Boutamba, Responsable du programme O3 au Bureau l’UNESCO à Libreville, a rassemblé chefs de quartiers, responsables associatifs et représentants d’ONG locales.
L’initiative, débutée le 19 août, visait à éveiller les consciences autour des enjeux sanitaires et sociaux pesant sur la jeunesse. Comme l’a rappelé le Secrétaire général de la mairie, Norbert Rodrigue Essono Mba, « l’urgence est là et vous l’aviez si bien soulignée. Il n’est plus question d’être silencieux mais de faire autant de bruit que possible afin que nous renversions la tendance ».
Au cœur des débats, les chiffres présentés dressent un constat alarmant : 81 % des filles-mères voient leur avenir compromis par des grossesses précoces, dont 9 % surviennent avant l’âge de 15 ans ; la prévalence du VIH chez les jeunes de 15 à 24 ans atteint 1,4 % ; enfin, 36,2 % des violences scolaires sont sexuelles tandis que 40,6 % trouvent leur origine au sein des familles. Pour Mme Boutamba, l’« éducation à la santé et au bien-être est un bouclier scientifique pour protéger nos enfants des grossesses précoces, des IST/VIH/Sida, des violences basées sur le genre et des drogues ».
Le programme O3, intitulé « Nos Droits, Nos Vies, Notre Avenir », invite chaque leader communautaire à incarner un rôle d’ambassadeur auprès de ses pairs. Trois engagements fondamentaux ont été proposés : légitimer l’éducation à la santé et au bien-être en conciliant santé publique et traditions ; mobiliser familles et associations pour un front uni contre la violence et l’abandon scolaire ; enfin, porter collectivement la responsabilité d’un avenir protégé.

Dans son allocution, Mme Boutamba a formulé trois pactes solennels : « le serment de la vérité », reconnaissant que l’éducation à la santé n’impose pas d’idéologie mais prévient les grossesses précoces ; « le serment de la protection », refusant désormais toute tolérance envers les violences faites aux enfants ; et « le serment de l’avenir », engageant le Gabon à devenir un modèle régional en matière de prévention.
Reprenant l’héritage de Nelson Mandela, elle a déclaré : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde », ajoutant : « L’éducation à la santé est l’arme la plus puissante pour sauver notre jeunesse ».
L’atelier s’est achevé sur une volonté unanime : chaque chef de quartier et responsable communautaire s’engage désormais à devenir « un rempart contre l’ignorance, un phare pour nos jeunes et un artisan de l’espoir », scellant ainsi le début d’une révolution éducative au service du bien-être collectif.


























