Libreville, le samedi 21 août 2021, le Cercle des patrons de la presse privée en ligne (CPPPL) a réuni certains chefs des médias en ligne, des experts du domaine et leur responsable au ministère de tutelle celui de la Communication pour identifier les blocages relatifs au développement de leur secteur tout en proposant des solutions concrètes. Cette rencontre baptisée sous le thème « Une journée de réflexions » s’est faite dans le cadre du premier anniversaire de cette association.
Le CPPPL a dressé le bilan positif de ses activités depuis une année d’existence à l’entame d‘« Une journée de réflexions ». Parmi les nombreux exemples, le Cercle est devenu un partenaire fiable du ministère de la Communication et pour la Haute autorité de la Communication d’où sa consultation et son association aux questions liées à la presse nationale.
Dans le cadre de cette collaboration, l’association a indiqué que la presse en ligne doit pouvoir se faire de l’argent afin d’assurer sa viabilité. Plusieurs organes de presse en ligne ont déjà mis la clé sous le paillasson faute de cadre légal de financement de leurs activités entretemps les taxes et les redevances sont exigées à ceux existants pour se conformer à la loi.

La seule subvention qui leur est remise par l’Etat s’est amenuisée au fil des années allant de 500 à 124 millions de francs CFA environ. Face à cette situation qui ne permet pas à la presse dans sa diversité de vivre, le CPPPL a trouvé des pistes de solutions pour orienter l’Etat à mieux les aider.
Propositions concrètes pour le financement de la presse en ligne
« Vous allez sur un site pour lire une information mais le responsable du site ne gagne rien donc les maisons de téléphonie mobile doivent pouvoir reverser quelque chose de 5 à 10 % pour pouvoir alimenter également le fonds d’aide à la presse », a déclaré Thierry Mebale Ekouaghe, président du CPPPL. Il a ainsi poursuivi son propos en rappelant les instructions du ministre de la Communication, Edgar Anicet Mboumbou Miyakou. « Le ministre a donc demandé qu’on puisse faire des propositions, c’est à nous de faire des propositions. Dans tout ce qui est papeterie au Gabon on doit pouvoir retirer 5 à 10% pour qu’on puisse pouvoir alimenter le fonds d’aide à la presse », a-t-il martelé.
Par ailleurs, les professionnels de la presse en ligne ont proposé que les détenteurs de la carte de presse en ligne puissent bénéficier de certains avantages comme la réduction spéciale sur les impôts très lourds, le rabais sur l’achat du matériel de travail entre autres.
La déontologie et l’éthique au rendez-vous du métier du journaliste
La Charte de déontologie de Munich (ou Déclaration des devoirs et des droits des journalistes), signée le 24 novembre 1971 à Munich et adoptée par la Fédération européenne des journalistes a été une bonne chose. Dans cette même veine, les médias gabonais devraient se conformer à la législation nationale contenue dans le Code de la Communication.
Il y a près de 66 médias en ligne au Gabon. C’est l’expression de la liberté de la presse mais peu sont conformes à la loi. « La liberté de la presse est sous réserve des lois et textes en vigueur » a indiqué Annick Brigitte Bouma épse Donga, Chef de service presse écrite et numérique. Le respect de la liberté de la presse passe aussi par le respect du Code de la communication.
Mme Bouma épse Donga a également ajouté que : « vous êtes un peu hybride presse écrite, un pied, presse numérique, deuxième pied, et troisième pied, on pourrait même dire audiovisuel parce qu’on voit par les images ». Ce caractère particulier devrait conduire les professionnels des médias à mieux appliquer la déontologie et l’éthique journalistiques.

Les conclusions ainsi que les propositions issues de ces travaux vont être remises au ministre de la Communication comme contribution du CPPPL à la viabilité du métier de journaliste au Gabon.


























