Le 7 septembre 2025, à l’occasion de la Journée internationale de l’alphabétisation, Camellia Ntoutoume Leclerc a livré un discours porteur d’espoir dont les retombées peuvent être rapides et durables pour le Gabon. D’abord, la prise de parole remet l’alphabétisation au centre de l’agenda national, offrant une visibilité politique essentielle qui facilite l’accès aux financements publics et aux partenariats internationaux.
En rattachant la lutte contre l’analphabétisme au thème « promouvoir l’alphabétisation à l’ère du numérique », la ministre légitime l’usage des technologies comme vecteur d’inclusion, ouvrant la porte à des solutions à la fois adaptées aux zones rurales.
Ensuite, le discours identifie des cibles précises jeunes, femmes et populations vulnérables ce qui permet d’orienter les programmes vers les groupes les plus affectés et d’améliorer l’efficience des interventions. La mention des structures existantes (centres d’alphabétisation, CLAC, centres d’administration) favorise une montée en charge opérationnelle plutôt qu’une simple déclaration d’intention : il s’agit d’intégrer le numérique dans des dispositifs déjà reconnus par les communautés.
Par ailleurs, l’accent sur la fracture numérique prépare le terrain à des formations pour enseignants et adultes, accroît l’employabilité et stimule l’accès à l’information, renforçant ainsi la participation citoyenne.
Enfin, l’alignement avec les objectifs internationaux et l’appui affiché de la présidence confèrent au plan une crédibilité qui facilitera la mobilisation des partenaires techniques et financiers. le discours de la ministre est un catalyseur : il structure une stratégie potentiellement transformative, à condition d’être rapidement concrétisée par des plans chiffrés et des évaluations.
Par Yann Yorick Manfoumbi


























