Depuis plusieurs jours, la présence des éléphants trouble le calme habituel du village Bikougou. Dans le canton Kess, province du Woleu-Ntem, un troupeau de sept éléphants de forêt inquiète les habitants. Les habitants les ont aperçus à plusieurs reprises. Cette visite majestueuse plonge les communautés dans un mélange de fascination et de crainte. Ces géants viennent des profondeurs du massif forestier voisin.
Par ailleurs, selon plusieurs témoignages, les pachydermes évoluent en groupe compact. Ils traversent les zones habitées avec une lenteur imposante. Après Bikougou, des témoins auraient aperçu le troupeau du côté d’Alam-Si, puis de Tho’o. Cette trajectoire semble les éloigner de leur habitat naturel. Toutefois, le troupeau ravage les plantations et piétine les cultures sur son passage. Ainsi, des mois de travail s’effondrent pour de nombreuses familles. Ces champs constituent pourtant leur principale source de subsistance.
Minkébé, hypothèse d’origine et questions sans réponse
De leur côté, les habitants évoquent un troupeau probablement issu du massif de Minkébé. Ce vaste sanctuaire faunique se situe dans le Ntem. Cependant, cette hypothèse reste à confirmer par les services compétents. Elle soulève néanmoins une question urgente : pourquoi ces animaux quittent-ils leur territoire ? Pression humaine, braconnage ou perturbations écologiques : les causes possibles interpellent autant qu’elles inquiètent.
La peur d’un face-à-face entre l’homme et l’animal
Dans les villages concernés, l’inquiétude gagne désormais chaque foyer. Certes, les dégâts matériels demeurent lourds, mais ils ne constituent pas la seule crainte. En effet, chacun redoute une rencontre imprévisible entre l’homme et l’animal. Un tel face-à-face pourrait connaître une issue dramatique. Jusqu’ici, cependant, les autorités n’ont signalé aucun incident impliquant des personnes. Malgré tout, la prudence guide désormais chaque geste des riverains.
Les populations réclament une intervention urgente des autorités
Face à cette situation, les populations appellent avec insistance les autorités administratives. Elles sollicitent également les services des Eaux et Forêts. Ces derniers doivent renforcer la surveillance et encadrer les déplacements du troupeau. Par ailleurs, ils doivent intensifier la sensibilisation pour informer, accompagner et protéger les riverains. En effet, la cohabitation forcée avec la faune sauvage inquiète ces zones rurales. Elle ne peut reposer sur la seule vigilance des habitants.
Vers un retour espéré des pachydermes dans leur sanctuaire
A Bikougou, dans le canton Kess, l’espoir demeure intact malgré les inquiétudes. Chacun souhaite voir ces géants regagner leur sanctuaire forestier. Ainsi, les villages pourraient retrouver leur sérénité perdue. De même, les cultivateurs reprendraient leurs activités sans crainte. Néanmoins, cet espoir ne pourra se concrétiser sans une réaction rapide des autorités. Cette réaction devra rester coordonnée et responsable pour éviter toute tragédie. Sinon, la fascination pourrait vite se transformer en drame.











































