C’est une lueur d’espoir qui se dessine enfin dans le ciel sombre de la famille Abaga Ngoua. Ce 30 juillet 2025, la session criminelle de la Cour d’appel judiciaire d’Oyem s’apprête à examiner l’affaire tragique de Renaldi Abaga Ngoua, un garçon de cinq ans disparu depuis plus de cinq ans dans des circonstances troublantes.
Le 12 février 2020, à Abe-Eba, village situé à une trentaine de kilomètres de Bitam, Renaldi Abaga Ngoua est porté disparu. Depuis, le silence s’est installé, lourd et pesant, ravageant les cœurs d’une famille meurtrie et frustrant une nation en quête de vérité. Malgré les investigations et les campagnes de sensibilisation menées dans la région, aucune piste tangible n’a permis de retrouver l’enfant ni d’élucider les circonstances de sa disparition.
La comparution de quatre suspects – les Gabonais Ulrich Lionel Nguema, Blanche Okome, Roland Asseko Ella, et le Camerounais Parfait Messie – placés en détention préventive, marque une étape décisive dans cette quête de justice. Leur procès, inscrit dans un rôle où figurent 22 affaires graves, cristallise les attentions. Pour les proches de Renaldi, ce moment tant attendu représente une opportunité de briser le silence, de faire éclater la vérité et, surtout, de pouvoir entamer un véritable processus de deuil.
Au-delà de l’émotion familiale, cette affaire est devenue une cause nationale. Elle interpelle les institutions judiciaires, les acteurs de la société civile et l’ensemble du peuple gabonais, qui réclament la justice pour l’un des leurs. Ce procès pourrait ouvrir la voie à une refonte des mécanismes de protection de l’enfance dans le pays et renforcer la vigilance face aux drames similaires.
L’histoire de Renaldi Abaga Ngoua ne doit pas sombrer dans l’oubli. Le Gabon tout entier attend des réponses, et la famille Abaga Ngoua espère, enfin, pouvoir retrouver une forme de paix.

























