Libreville, le samedi 11 juin 2022, les nombreux épargnants victimes de l’escrosquerie de BR-SARL veulent que le Gabon parte de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (COBAC). C’est en substance l’une des informations majeurs issue de la Restitution de l’audience du Congrès des agents publics, parapublics et privés de l’Etat (CAPPE), dirigée par le président Emmanuel Mve Mba, contre la CEMAC-COBAC à Ndjamena, au Tchad du 21 mai 2022 au nom des victimes de BR-SARL.
Le président Emmanuel Mve Mba qui se bat au nom de 18000 gabonais spoliés dans le cadre de l’Affaire BR-SARL a dénoncé les agissements de certaines autorités, tapis dans l’ombre à la CEMAC et la COBAC, pour ne pas permettre le dédommagement de ces victimes.

L’intérêt des dirigeants à l’égard des populations ne doit pas être seulement lors des joutes électorales car gouverner signifie résoudre les préoccupations des populations.
« C’est une question de justice. Nous pensons qu’on n’a pas seulement besoin du peuple pour aller voter. On n’a besoin du peuple pour prendre des grandes décisions et de bonnes décisions. Et l’une des plus grandes décisions que le Chef de l’Etat pourrait prendre à l’orée 2023 c’est de faire partir la COBAC qui a maltraité son peuple », a déclaré le président du CAPPE.
Pour les partis politiques présents, les organisations de la société civile unis au sein du Mouvement citoyen des volontaires des libertés (MCVL), la CEMAC et la COBAC ont réellement manqué dans leur mission de veiller au respect par les établissements des crédits, des dispositions législatives et réglementaires édictées par les responsables de la BEAC qui sont applicables. Plus grave dans l’attitude de la BEAC, elle a manqué de sanctionner les manquements constatés chez les responsables de BR-SARL.
« Elles n’ont ni contrôlé les conditions d’exploitation de la société BR-SARL, ni veiller à la qualité de leur situation financière et encore moins, assurer le respect des règles déontologiques de la profession. Le CAPPE rappelle que la COBAC avait pourtant été saisie par une dénonciation en date du 4 juillet 2016 par la société civile gabonaise et elle n’a daigné répondre », fait savoir Emmanuelle Mvé Mba.
En outre, un autre intervenant a rappelé le non-paiement des dividendes de l’exercice 2019 par certaines banques aux actionnaires malgré les gros bénéfices réalisés à la demande de la même COBAC.
A la Bicig par exemple, malgré les 11 milliards de FCF de bénéfices, la demande de paiement des dividendes aux petits actionnaires comme d’habitude , l’ancien président du Conseil d’administration Étienne Guy Mouvagha Tsioba n’a pas eu gain de cause.
La COBAC disait que « Cette disposition vise à limiter les effets de la crise sur la stabilité du secteur bancaire de la CEMAC et lui permettre de conserver sa capacité à financer l’économie réelle ou à absorber les pertes à venir qui pourraient résulter du ralentissement économique impacté entre autres par la Covid-19 », expliquait la COBAC
Ces nombreux faits préjudiciables ont conduit le CAPPE à demander au président de la République Ali Bongo Ondimba de procéder au départ du Gabon sans condition de la COBAC avant 2023 prochain, une manière indirecte de rappeler que le sujet risque de faire tâche aux élections générales : présidentielles, législatives et locales.
Pour les plaignants, justice doit être faite car de nombreux épargnants sont décédés et les vivants ont été pour la plupart dans des situations inconfortables nées de l’escroquerie à ciel ouvert de l’affaire BR-SARL.


























