Le président de la République Ali Bongo Ondimba a réservé sa première tournée après son AVC d’octobre 2018 à Londres. Au cours de ce voyage, il est allé rencontrer la secrétaire général du Commonwealth pour réitérer l’entrée du Gabon dans cette communauté gérée par la couronne du Royaume uni. D’ailleurs, Il faut noter qu’il y a des avantages à cette adhésion du Gabon.
Ali Bongo Ondimba est allé réitérer, le 11 mai 2021 dans la capitale britannique, au secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland QC, le souhait du Gabon d’adhérer à cette organisation qui regroupe 54 pays dont 19 africains.
Avant son départ à Londres, il y a eu une délégation du Commonwealth dirigée par Luis Frarceschu qui a effectué un voyage au Gabon afin d’évaluer sa demande d’adhésion.
Cette mission devait vérifier les critères de promotion de l’Etat de droit, le respect des droits de l’homme ainsi que la démocratie.
Selon les informations recueillies, si la candidature du Gabon est acceptée, le pays devra impérativement adopter l’anglais comme seconde langue officielle. Ainsi, le Gabon sera bilingue comme le Canada, le Cameroun et le Rwanda qui ont effectivement l’anglais et le français comme langue officielle.
Voici, les avantages qui attendent le Gabon.
Les 54 pays se considèrent comme une seule nation dont le Chef de l’Etat est la reine du Royaume-Uni. De ce fait, il n’existe pas d’ambassadeurs entre les Etats membres mais des hauts-commissaires qui sont les représentants du gouvernement et pas du Chef de l’Etat.
Dans la même veine, si un citoyen est présent dans un pays membre qui n’a pas représentation diplomatique, il s’adresse directement à l’assistance consulaire britannique.
Par ailleurs, le Commonwealth offre aux gouvernements des membres les moins nantis la possibilité des bénéficier des accords bilatéraux avec les pays les plus avancés.
L’organisation a des programmes favorisant la solidarité et la coopération internationale en vue de soutenir les petits Etats membres.
Aussi, faut-il noter que l’association soutient le progrès social et économique de ses membres.
Tous les deux ans, tous les chefs de gouvernement du Commonwealth se retrouvent pour des réunions qui ont pour objectif des entretiens privés. C’est le « Commonwealth Head of Governement meeting ».
Toutefois pour bénéficier de tous ces avantages, il faut des préalables. Il s’agit de :
1/ Accepter les principes énoncés dans la charte ;
2/ Etre un Etat souverain ;
3/ Reconnaître la reine Elizabeth II comme cheffe du Commonwealth ;
4/ Accepter l’anglais comme langue du Commonwealth ;
5/ Respecter les vœux de la population d’adhésion ou non ;
6/ Avoir eu un lien historique avec un Etat déjà membre.
Voici donc ce qui va devoir changer dans le fait pour le Gabon d’adhérer au Commonwealth.
Ainsi, de nombreux jeunes risqueraient de s’accrocher à l’anglais plutôt qu’au français qu’ils considèrent comme la langue de l’oppresseur et d’absence de développement de leur pays.
Dans l’opinion, on se pose la question de savoir ce que pense la France car le français va devoir reculer au Gabon dans les prochaines années.

























