Fougamou – Mouila, 27 août 2025. La Nationale 1, ce ruban d’asphalte qui serpente à travers la Ngounié, a failli se transformer en route funeste ce mercredi aux alentours de 16h22. Entre les villages Mboukou et Rembou, la vie d’Angélique Ngoma, députée de la Transition et Secrétaire générale du Parti Démocratique Gabonais (PDG), et de ses proches a basculé en l’espace de quelques secondes. Leur véhicule, un Toyota Land Cruiser, s’est mué en fauve indompté après l’éclatement soudain d’un pneu, entraînant une série de tonneaux qui ont semé la panique et laissé derrière eux une carcasse méconnaissable.
Les faits
D’après les premiers éléments recueillis, le 4×4 était conduit par le maréchal des logis-chef Bie Emane Norou Junior (matricule 10249). Fidèle au volant, il n’a rien pu faire face à la violence de la mécanique trahie. Grièvement blessé, il aurait perdu momentanément l’usage de ses membres, prisonnier de son propre corps.
Aux côtés du chauffeur, Angélique Ngoma, secouée et meurtrie, faisait état de douleurs diffuses, comme si chaque nerf sonnait l’alarme. L’adjudant-chef major Niombe Nyondou (matricule 6293), son aide de camp, s’en est sorti avec des blessures plus légères, mais l’effroi peint sur son visage traduisait l’intensité du choc.
Course contre la montre
Dans ce ballet tragique, la solidarité n’a pas tardé à s’exprimer. Les trois rescapés ont été transportés d’urgence à l’hôpital canadien de Mouila, avant d’être héliportés à 17h33 vers l’hôpital militaire de Libreville. Une évacuation menée au pas de course, où chaque minute comptait comme une vie entière.
Les causes probables
Selon les premières hypothèses, c’est bien l’éclatement d’un pneu qui aurait déclenché ce drame, transformant la route en piège et le véhicule en toupie infernale. Cinq tonneaux, un vacarme de ferraille, et l’ombre de la mort planant un instant au-dessus de la Nationale 1.
Très vite, autorités locales et forces de sécurité se sont déployées, balisant la zone et orchestrant l’évacuation avec rigueur, comme pour refermer au plus vite cette parenthèse cauchemardesque.


























