Depuis maintenant deux ans, le Lycée Lubin Martial Ntountoume Obame de Ntoum est le théâtre de pratiques abusives orchestrées par son proviseur, suscitant la consternation et l’indignation au sein de la communauté éducative. Ces comportements, en totale contradiction avec les principes de bonne gouvernance éducative, compromettent gravement le fonctionnement de l’établissement, tout en mettant à mal l’épanouissement professionnel du corps enseignant et la qualité de l’enseignement dispensé.
L’un des abus les plus notoires réside dans la confiscation des convocations destinées aux enseignants devant participer aux examens nationaux, tels que le BEPC et le baccalauréat. Ce manquement d’une gravité extrême prive les enseignants de leur droit de participer aux examens cruciaux pour les élèves, risquant ainsi de perturber leur bon déroulement. Il s’agit là d’une atteinte manifeste aux droits des enseignants et d’une négligence impardonnable quant aux enjeux éducatifs nationaux.
À cela s’ajoute une gestion désastreuse des ressources humaines, illustrée par la retention d’emploi du temps , pour certains enseignants, alors même que l’établissement peine à combler son déficit en personnel. Comment justifier une telle aberration quand il est évident que chaque enseignant est essentiel au bon fonctionnement de l’institution ? Cette situation reflète une incompétence managériale criante et aggrave la désorganisation de l’établissement.
Le proviseur s’illustre également par sa rétention abusive de documents administratifs essentiels, tels que les attestations de présence au poste, de même que les attestations de cessation de service de certains collaborateurs admis aux derniers concours internes de l’ENS. Ces documents sont indispensables aux démarches administratives des enseignants, et en les retenant, le proviseur met en péril leur carrière et leur progression professionnelle. Un tel comportement arbitraire ne saurait être toléré dans une administration moderne.
Par ailleurs, les témoignages recueillis font état d’un climat de peur instauré par ce dernier, utilisant son réseau personnel au sein du ministère de l’Éducation nationale pour intimider et réduire au silence les voix dissidentes. Ce favoritisme outrancier, couplé à des pratiques de corruption, va à l’encontre des valeurs de transparence, d’éthique et de justice que l’on est en droit d’attendre dans un cadre scolaire.
Ces dérives, aisément vérifiables par toute autorité soucieuse de justice, portent atteinte aux droits des enseignants, désorganisent le cadre pédagogique et érodent la confiance de toute la communauté éducative.
Dans un contexte où la nation aspire à un renouveau dans la gestion de ses services publics, ces abus ne peuvent perdurer. Le rôle d’un proviseur est d’assurer un environnement propice à l’épanouissement de tous, et non d’imposer une gestion autoritaire et destructrice.
Il est plus que jamais nécessaire que les autorités compétentes interviennent sans délai afin de rétablir la sérénité et l’ordre au sein du Lycée Lubin Martial Ntountoume Obame. Les comportements autoritaires doivent céder la place à une gestion juste et respectueuse de tous, car l’éducation, socle du développement national, ne peut se permettre de telles dérives.


























