La Coupe d’Afrique des Nations (CAN) gardera finalement son rythme biennal. Le Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF) a confirmé ce retour à l’unanimité. Cette décision clôt plusieurs mois d’incertitudes et de débats. Elle concerne l’avenir de la compétition phare du football continental. Les supporters africains attendaient enfin cette clarification depuis longtemps, après tant d’hésitations au sommet.
Cette décision marque un nouveau revirement au sommet de l’instance dirigeante du football africain. En décembre 2025, la CAF avait pourtant annoncé son intention de faire évoluer la CAN. Patrice Motsepe, son président, portait ce projet de cycle de quatre ans dès 2028. Il présentait cette réforme comme un moyen de renforcer la valeur sportive et commerciale du tournoi continental.
Une réforme contestée puis abandonnée
Cependant, les nombreuses réactions sur le continent ont rapidement suscité des critiques. Beaucoup de voix ont remis cette option en question. Plus récemment, Patrice Motsepe lui-même avait laissé entendre un réexamen du dossier. Cette déclaration ouvrait la voie à une possible révision de la réforme. Le revirement actuel met ainsi fin à cette période de doute autour de l’épreuve africaine.
Avec cette nouvelle décision, la CAN retrouve donc son format traditionnel. Beaucoup considèrent ce format comme un pilier de l’identité footballistique africaine. Pour de nombreux observateurs, la CAN biennale garantit une visibilité régulière aux sélections nationales. Elle offre aussi davantage d’opportunités aux joueurs et aux fédérations. Ils peuvent ainsi se mesurer plus souvent sur la scène continentale, sans attendre longtemps.
Un calendrier fixé jusqu’en 2033
La prochaine édition se déroulera comme prévu en 2027. Elle adoptera un format inédit entre le Kenya, la Tanzanie et l’Ouganda. La CAF programme les éditions suivantes en 2028, 2031 et 2033. Ce calendrier reste donc clair pour tous les acteurs. Les supporters connaissent désormais les dates des prochains grands rendez-vous continentaux. Les fédérations peuvent préparer leurs sélections avec sérénité.
Le décalage de trois ans entre 2028 et 2031 répond à une logique de calendrier international. La CAF souhaite éviter un chevauchement avec la Coupe du monde de la FIFA. Cette compétition mondiale aura lieu en 2030. Au-delà du simple calendrier, cette décision révèle les difficultés de la CAF. Elle doit concilier économie, football mondial et attentes des supporters africains.
Réactions et enjeux de gouvernance
Plusieurs figures du football africain ont salué ce retour à la formule historique. L’ancien gardien des Lions Indomptables du Cameroun, Joseph-Antoine Bell, n’a pas caché sa satisfaction. Il qualifie le projet de passage à quatre ans de « duperie ». Le sélectionneur du Bénin, Gernot Rohr, partage ce point de vue. Il estime qu’il s’agit d’« une bonne décision » pour le football africain.
Ce consensus soulève néanmoins une interrogation de fond. La CAF parviendra-t-elle à stabiliser durablement sa vision stratégique ? Au-delà de la fréquence, la gouvernance et la cohérence des décisions restent au cœur des débats. La crédibilité institutionnelle en dépend aussi. Dans un environnement sportif mondial très concurrentiel, la CAN demeure l’une des vitrines les plus prestigieuses. Son évolution doit rester lisible.












































