La Prison centrale de Libreville a connu une vaste opération de sécurisation le 23 octobre 2026. Les autorités l’ont baptisée coup de balai. La fouille générale a duré de 6 heures à 22 heures. Elle a permis de découvrir de fortes sommes d’argent et de nombreux objets formellement interdits dans l’établissement. Les agents ont aussi retrouvé des produits illicites variés.
Le directeur de la Prison centrale de Libreville, l’Administrateur de prison et Commandant Loundou Guy Stéphane, a ordonné cette fouille. L’unité opérationnelle du Commandement en chef en seconde a conduit l’opération. Ngoundou Boucka J. de Dieu a supervisé les équipes sur le terrain. L’administration pénitentiaire voulait restaurer son autorité et renforcer la sécurité. Elle visait aussi les pratiques illicites derrière les murs.
Plus de 3 000 détenus concernés par les contrôles
Cette opération s’appuie sur l’Arrêté n°0018/MJGS/CAB portant règlement intérieur des établissements pénitentiaires. Ce texte prévoit la fouille systématique des détenus à leur arrivée. Le même texte autorise aussi des contrôles réguliers quand les autorités le jugent nécessaire. Il interdit également la détention d’objets dangereux et le transport d’articles non contrôlés. Il proscrit enfin la pratique des jeux d’argent en milieu carcéral gabonais.
Plus de 3 000 détenus ont subi cette descente exceptionnelle. Aucun secteur de la prison n’a échappé aux contrôles. Les équipes ont inspecté tous les quartiers de détention. Elles ont aussi fouillé le quartier des femmes avec des sages-femmes et du personnel médical. Cette présence a respecté la dignité et la sécurité des détenues. Le dispositif restait ainsi rigoureux et humain.
Plus de 2,2 millions de FCFA saisis, bien au-delà de la limite
Les agents ont saisi un montant total de 2 290 975 francs CFA. Le règlement intérieur limite pourtant à 5 000 francs CFA la somme autorisée par détenu. Ce chiffre dépasse donc largement le plafond fixé par les textes. Ces sommes révèlent l’ampleur des dérives constatées dans l’environnement carcéral. Le procès-verbal consulté à la source détaille ces saisies précisément. Les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Ces résultats soulèvent de nombreuses interrogations sur l’efficacité des contrôles actuels. La découverte de téléphones et de grosses sommes relance un débat sensible. Ce débat porte sur les circuits d’introduction des objets prohibés. Il concerne tous les établissements pénitentiaires gabonais. Plusieurs observateurs jugent ces contrôles utiles mais encore insuffisants face aux trafics. Ils réclament une action plus ferme et durable.
Stupéfiants, armes et téléphones : l’inventaire des objets interdits
Les agents ont aussi saisi 576 produits cosmétiques et 328 paquets de cartes à jouer. Ils ont récupéré 292 bonbons au chanvre et 70 chargeurs de téléphones. Ils ont également trouvé 26 paquets de cigarettes et 14 plaquettes de tramadol. Plusieurs joints de chanvre figuraient aussi parmi les produits découverts. Des sachets contenaient une poudre blanche suspecte. Tout était interdit.
Les équipes ont découvert une box Wi-Fi Airtel et un marteau en fer. Ils ont aussi mis la main sur un lot d’armes blanches artisanales. Une munition d’arme factice complète cette liste impressionnante. Ces objets montrent la diversité des trafics au sein de la prison. Les armes artisanales et les téléphones menacent directement la sécurité du personnel et des détenus.
Un signal fort pour la gouvernance carcérale
À l’issue de l’opération, tous les objets et produits restaient sous scellés. Ils attendent les constatations du Procureur général. Cette fouille spectaculaire constitue un signal fort adressé aux détenus. Elle s’adresse aussi à tous les acteurs de la chaîne pénitentiaire. L’enjeu dépasse la simple saisie d’objets interdits. Il faut surtout réaffirmer l’autorité de l’administration sur la maison d’arrêt de Libreville.
La maison d’arrêt doit rester un espace de discipline, de sécurité et de respect de la loi. Les autorités veulent écarter toute économie souterraine. Elles refusent aussi toute zone de non-droit. Une réflexion plus profonde sur la gouvernance carcérale s’impose. Elle doit viser les réseaux qui alimentent ces trafics. Un renforcement durable des contrôles reste donc indispensable. Le chantier continue.












































