À quelques jours du quinzième anniversaire de la disparition de Pierre Mamboundou, son mausolée retrouve un nouveau souffle. Brice Clotaire Oligui Nguema a décidé de relancer les travaux, longtemps restés inachevés. L’ouvrage doit désormais aboutir en trois mois. Ainsi, le chantier gagne enfin un vrai élan.
Pierre Mamboundou est décédé le 15 octobre 2011 à Libreville, à l’âge de 64 ans. Ancien député-maire de Ndendé, il fonda l’Union du peuple gabonais (UPG). Il demeure une figure majeure de l’histoire politique gabonaise. Cependant, son dernier repos attend toujours un édifice achevé.
Un geste personnel du chef de l’État
Selon Mays Mouissi, secrétaire général de l’UDB, le chef de l’État a personnellement impulsé cette relance. « Le président Oligui a connu le président Mamboundou », rappelle-t-il. Alors jeune officier, il observait les échanges entre Pierre Mamboundou et Omar Bongo. Dès lors, cette proximité aurait ravivé le souvenir du leader.
Le financement change aussi de méthode. « Pour s’assurer que les travaux iront à leur terme, il a viré l’argent directement à l’entreprise », indique-t-il. Par ailleurs, le président fixe un délai de trois mois. L’entreprise doit en outre associer la main-d’œuvre locale.
Une portée symbolique pour la Dola
Pour le responsable politique, l’ouvrage dépasse la simple pierre. « Ce mausolée, c’est le mausolée de tous les enfants de la Dola », déclare-t-il. Ainsi, il voit dans ce lieu un patrimoine commun. De plus, il rapporte une préoccupation des populations de Ndendé.
« Les enfants de Ndendé ont trop mal à cause de ça », rapporte-t-il. Cet aveu naît d’un échange avec le chef de l’État sur les besoins de la localité. Le mausolée devient donc une promesse collective, attendue depuis trop longtemps.
Quinze ans d’attente pour la famille
Pour la famille, cette relance sonne comme une délivrance. « Ça fait 15 ans que nous pleurons. 15 ans que nous avons marre de le voir dormir dans un bâtiment inachevé », déclare son représentant. Il espère ainsi mettre fin à ce qu’il nomme « supplice ».
Cette attente a pesé lourd sur les proches. Pourtant, l’espoir renaît à l’approche du 15 octobre 2026. Cette date marquera les quinze ans de sa disparition. La patience a ses limites. Le temps des promesses doit désormais céder la place au temps des actes. Enfin, la famille entrevoit un hommage digne de l’homme.
Un lieu de mémoire à achever
À quelques jours de la date anniversaire, la reprise du chantier donne une nouvelle dimension au devoir de mémoire. L’enjeu consiste donc désormais à transformer cette relance en achèvement effectif. Selon ses promoteurs, le mausolée deviendra un lieu de mémoire pour la Dola et au-delà.












































