Le gouvernement gabonais a annoncé, le 6 octobre, la mise en service de 196 kilomètres de fibre optique. Ce tronçon relie Lambaréné à Mouila, via Fougamou. Il constitue le premier maillon livré de ce vaste chantier. Le ministre de l’Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, a présidé la cérémonie. Ainsi, ce segment ouvre la première phase du programme d’extension du réseau national.
Aujourd’hui, le Backbone National totalise 1 782 kilomètres. Le programme ajoute 1 651 kilomètres d’extensions supplémentaires. Par conséquent, le réseau atteindra 3 433 kilomètres, soit environ 93 % de plus. Le tronçon livré représente près de 12 % de cet effort. Ensuite, Mouila–Tchibanga puis Ndendé–Mimongo–Koulamoutou suivront. Ces prochaines sections figurent déjà au calendrier annoncé.
Gabon Télécom a préfinancé les travaux
Gabon Télécom a préfinancé et construit ce tronçon. L’opérateur a aussi réalisé le centre technique de Fougamou, dans le cadre du projet Gabon Fiber. En outre, une convention d’investissement avec l’État formalise ses engagements. Les deux parties l’ont signée à Mouila, le 6 octobre. Ce texte encadre désormais l’ensemble des ouvrages.
L’infrastructure restera mutualisée et ouverte à tous les opérateurs. Elle devra respecter des conditions « transparentes et non discriminatoires ». De cette manière, les concurrents accéderont au réseau équitablement. Cette règle protège donc l’ouverture du marché. Tous les opérateurs pourront utiliser les capacités disponibles. Aucun acteur ne bénéficiera d’un traitement privilégié.
Gabon Fiber exploitera le réseau dès le 16 novembre
La SPIN et Gabon Fiber ont conclu, le 14 septembre 2026, un partenariat public-privé de vingt ans. Ce contrat organise la gestion du réseau. Il court sur deux décennies. Dès le 16 novembre 2026, Gabon Fiber exploitera et sécurisera le Backbone. Elle commercialisera aussi ses capacités sur le marché de gros.
La SPIN garde le patrimoine et le rôle d’autorité concédante. De son côté, le ministère pilote la politique numérique. Il garde ainsi la main sur les grandes orientations du secteur. Les rôles de chacun restent clairs. Enfin, ce modèle vise la résilience grâce à davantage d’itinéraires, pour limiter la dépendance à un axe unique.
Un calendrier encore à confirmer
Reste une inconnue majeure : le respect du calendrier des phases suivantes. Les prochains tronçons détermineront la portée réelle du projet. Pourtant, l’enjeu est clair. Un réseau plus étendu rapprochera enfin les provinces de la connectivité nationale. Les opérateurs attendent désormais des résultats concrets et mesurables.











































