Le malaise couvait depuis des semaines au sein de l’Agence gabonaise de sécurité alimentaire (AGASA). Ce lundi 13 juillet, le vice-président du gouvernement a décidé de trancher dans le vif. Ainsi, Hermann Immongault a convoqué plusieurs responsables clés de l’institution. En effet, deux figures centrales de l’institution siégeaient autour de cette table. Le directeur général Jean Delors Biyogue Bi Ntougou y côtoyait son adjoint Oscar Sadibi Mapangou. Enfin, le ministre de l’Agriculture Pacôme Kossy complétait ce cercle restreint. Objectif affiché : ramener le calme dans une maison qui vacille sous les querelles publiques.
D’entrée de jeu, le vice-président du gouvernement n’a pas mâché ses mots. Il a dénoncé des échanges «indignes d’une administration publique», étalés sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaines. Selon lui, l’Agasa, censée garantir la sécurité alimentaire des Gabonais, s’est muée en foyer d’inquiétude. «Vous constituez une source d’insécurité pour le Gabonais», a-t-il asséné, non sans fermeté. Il a également rappelé les exigences propres à la Cinquième République. Ainsi, le message se voulait limpide et sans ambiguïté aucune. Désormais, les rivalités internes ne peuvent plus prospérer au sommet de l’agence. Une agence sanitaire jugée vitale pour toute la population.
Une gouvernance chahutée par des contestations répétées
Par ailleurs, la crise couve depuis un moment déjà, loin des projecteurs. Une partie du personnel critique en effet les orientations managériales du directeur général. Certains agents dénoncent également des dysfonctionnements dans la gestion quotidienne. Face à cette fronde grandissante, Jean Delors Biyogue Bi Ntougou a défendu son bilan. Il a d’abord publié un communiqué officiel, puis organisé une conférence de presse. Toutefois, ces initiatives n’ont pas suffi à éteindre les tensions internes. Les réseaux sociaux ont continué d’amplifier chaque nouvelle polémique naissante. De ce fait, l’agence s’est retrouvée exposée à une vindicte publique grandissante. Ce climat délétère fragilise chaque jour un peu plus l’institution toute entière. En clair, la confiance du public s’effrite un peu plus chaque semaine qui passe.
Sept jours pour dénouer l’impasse
Lors de cette rencontre décisive, le ministre Pacôme Kossy a présenté un calendrier précis. Ce document détaillait les concertations déjà engagées. De leur côté, les deux dirigeants de l’Agasa ont exposé leur propre lecture. Néanmoins, Hermann Immongault a rapidement coupé court aux longues justifications avancées. Il a fixé un délai d’une semaine pour trouver une issue. Cette décision illustre la volonté gouvernementale de restaurer vite la sérénité. «Nous parlons de santé alimentaire ; tout ce qui est contre-productif vous éloigne de cet objectif», a-t-il insisté fermement. De fait, l’assistance n’a pipé mot durant toute la scène tendue.
Un signal fort envoyé à toute l’administration
En définitive, cette convocation dépasse largement le simple cadre de l’Agasa. Elle rappelle en effet que les querelles de personnes ne priment jamais sur les missions régaliennes de l’État gabonais. Désormais, tous les regards se tournent vers le ministère de l’Agriculture concerné. Celui-ci devra proposer, sous peu, des solutions concrètes et durables. À défaut, le gouvernement pourrait envisager des mesures nettement plus radicales. L’avenir de la sécurité alimentaire gabonaise en dépend directement et sûrement. La crédibilité de l’institution auprès des citoyens reste également suspendue à ce dénouement tant attendu par tous.








































