Un contrôle de routine à l’entrée sud d’Oyem a basculé, vendredi dernier. L’affaire a pris une rare gravité. Les agents de la Brigade anti-criminalité ont intercepté un jeune homme de 24 ans. Il transportait un sac dont le contenu a glacé l’atmosphère : un squelette humain presque complet, soigneusement emballé.
Selon les premiers éléments, l’interpellation n’est pas le fruit du hasard. Elle découle d’un renseignement transmis par le commissaire d’Oyem. Le colonel Nze Bekale reste déterminé à assainir les axes d’entrée de la ville. Le suspect, pris en flagrant délit, n’a pas tardé à avouer. Les ossements proviendraient d’une sépulture profanée à Libreville. Ils auraient été déterrés pour être revendus à Medzeng, pour 500 000 fcfa.
Un complice en fuite, un réseau soupçonné
L’affaire prend une dimension encore plus inquiétante. Le jeune homme révèle l’existence d’un complice en fuite. Les enquêteurs soupçonnent un réseau structuré, opérant entre Libreville et la frontière nord. Ce réseau serait spécialisé dans la revente de restes humains, pour des pratiques occultes à éclaircir.
Une tolérance zéro annoncée par le procureur
Le procureur de la République, Raphaël Mangouka, a immédiatement réagi. Il promet une tolérance zéro face à ce type de criminalité. Selon lui, ces actes heurtent les valeurs sociales et religieuses du pays. Une enquête élargie vise à identifier les lieux de profanation. Elle devra retracer les circuits de vente et démanteler la chaîne.
Une réalité troublante à combattre durablement
Au-delà du choc suscité par la présence de ce squelette humain , cette affaire met en lumière une réalité troublante. Elle révèle la persistance de trafics clandestins exploitant les failles sécuritaires. Elle expose la vulnérabilité des sites funéraires. À Oyem comme ailleurs, les autorités font face à un défi majeur. Elles devront restaurer la confiance et protéger la dignité des défunts.












































