À Bongolo, le trafic transfrontalier n’est plus un simple sujet de conversation. C’est désormais un défi quotidien qui façonne l’économie locale. Il fragilise aussi les circuits commerciaux et met à l’épreuve l’autorité de l’État. Les deux chefs de quartiers, témoins directs de ces mouvements incessants, ont tiré la sonnette d’alarme. En effet, de nombreux produits destinés à Lébamba transitent par le Congo voisin. Ils pénètrent ensuite discrètement dans la ville, comme si la frontière n’existait plus que sur les cartes administratives.
Une économie parallèle qui échappe à tout contrôle
Ce phénomène, loin d’être anodin, alimente une économie parallèle incontrôlable. Elle échappe ainsi à tout contrôle fiscal, sanitaire et sécuritaire à Bongolo. De plus, elle favorise l’implantation de réseaux informels capables de contourner les règles. Ces réseaux pénalisent directement les commerçants locaux et nuisent à la transparence des échanges. C’est donc dans ce contexte préoccupant que les responsables de quartiers plaident pour une solution concrète. Ils réclament la création d’un poste de contrôle permanent tenu par la police ou la gendarmerie. L’objectif est clair : rétablir un minimum d’ordre dans la circulation des biens et des personnes.
Un projet en étude aux retombées stratégiques majeures
Selon les autorités locales, le projet est déjà en cours d’étude. L’installation de ce poste constituerait un tournant majeur pour toute la zone. Elle permettrait ainsi de filtrer les marchandises, motos et véhicules entrant dans Lébamba. Elle dissuaderait également les trafiquants qui profitent aujourd’hui d’un vide sécuritaire flagrant. Un tel dispositif renforcerait par ailleurs la traçabilité des produits et sécuriserait les flux commerciaux. Les forces de l’ordre retrouveraient enfin une présence stratégique dans cette zone devenue particulièrement sensible.
Des contrôles déjà actifs au quartier Makombo
En attendant la mise en place de cette structure, la gendarmerie de Lébamba agit. Elle assure déjà des contrôles réguliers au quartier Makombo, juste après le pont de Bongolo. Leur présence, bien que ponctuelle, témoigne d’une volonté réelle de mieux encadrer les mouvements. Elle prépare également le terrain à une surveillance plus structurée et durable.
Restaurer la confiance et protéger l’économie locale
L’enjeu dépasse largement le simple contrôle routier. Il s’agit avant tout de restaurer la confiance des populations et de protéger l’économie locale. Il faut aussi rappeler que Bongolo n’est pas un corridor ouvert aux trafics en tout genre. La création d’un poste de contrôle apparaît ainsi comme une réponse pragmatique, attendue et nécessaire. Elle replacera la région dans une dynamique durable de sécurité et de transparence.












































