Ce vendredi 26 juin 2026, près d’une centaine d’habitants d’Okala-Engeng-Melen © se sont réunis dans leur quartier du 1er arrondissement de Libreville. Tous sont concernés par le projet d’élargissement de la voie. Ensemble, ils se sont rassemblés autour de leur présidente, Pascaline Pata Essyngone . L’objectif est clair : s’organiser pour répondre de façon structurée aux futures rencontres avec leurs élus locaux et nationaux. Cette mobilisation fait écho à la directive du président Oligui Nguema, exprimée lors de son discours sur l’état de la nation, le 15 juin dernier.
Pourtant, l’initiative est venue du bas, pas du haut. Aucun élu ne s’est encore rapproché des résidents depuis le discours présidentiel. Dès lors, le collectif a choisi d’agir sans attendre. Pascaline Pata Essyngone l’a dit sans ambages : «Malheureusement jusqu’à présent personne ne s’est rapproché de nous. Donc nous, le collectif, nous prenons le devant, nous appelons les populations, nous les sensibilisons et nous les recensons afin de faire un travail propre pour présenter à nos élus et au directeur de projet quand ils viendront vers nous.» En somme, les habitants appliquent la directive du chef de l’État là où leurs représentants ne l’ont pas encore fait.
Deux réponses sur des courriers envoyés : un bilan maigre
Le collectif n’est pas resté inactif. Des courriers ont été adressés aux autorités concernées. Toutefois, le résultat est décevant. «Nous avons adressé des courriers. Jusqu’à présent nous n’avons eu que deux réponses : celle du commissariat d’Okala et celle du vice-président», a précisé Pascaline Pata Essyngone. Or, l’appel du chef de l’État visait explicitement trois personnalités : le député du 1er arrondissement, le maire du 1er arrondissement et le maire chargé de l’urbanisme de la commune de Libreville. Aucune de ces trois personnalités n’a répondu à cette instruction présidentielle.
Des maisons marquées sans consultation : l’inquiétude monte

Au cœur des préoccupations du collectif se trouve un acte qui a semé la panique : le marquage des maisons sans consultation préalable. Pour des familles dont les investissements remontent à plusieurs décennies, ce geste sans dialogue est vécu comme une menace. En effet, aucune procédure d’information n’a précédé ce marquage. Ainsi, les résidents se retrouvent face à une incertitude totale sur leur avenir. Leurs biens, construits sur des années d’efforts, sont soudainement mis en péril par un projet dont ils ignorent les modalités exactes.
Un appel au respect des droits et à un dialogue urgent
Finalement, le message du collectif est sans équivoque. Les résidents d’Okala-Engeng-Melen ne s’opposent pas au projet d’élargissement. Ils réclament le respect de leurs droits et un dialogue sincère. Leurs investissements sont énormes. Leur vie entière est ancrée dans ce quartier. Par conséquent, ils interpellent les autorités compétentes à honorer l’instruction du président de la République. Car un développement qui ne consulte pas ceux qu’il déplace n’est pas un développement. C’est une injustice.











































