Libreville, le 26 juin 2026. La Compagnie nationale de navigation Intérieure et internationale (CNNII) a organisé ce vendredi une importante séance d’information. Elle portait sur la Redevance de navigation intérieure (RNI). Ainsi, opérateurs du secteur fluvial et administrations publiques concernées se sont réunis au 6ᵉ étage de l’immeuble TIKA Mbolo. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la gouvernance du transport par voie d’eau. Elle vise également à renforcer le dialogue entre l’État et les acteurs économiques.
Un mécanisme de financement ancré dans la loi de finances
La Redevance de navigation intérieure est instituée par la loi de finances. Elle constitue donc un mécanisme de financement destiné à soutenir les missions de la CNNII.
En effet, ces missions couvrent la régulation, la sécurisation, l’entretien et le développement des voies navigables.
Par conséquent, cette séance visait à présenter aux opérateurs les modalités de calcul de la redevance. Son régime juridique et les obligations qui en découlent ont également été exposés.
Des responsables publics plaident pour une réforme durable
Guy Armand Moukani, Directeur des Affaires financières du ministère des Transports, a ouvert les échanges. Il a rappelé que la RNI répond à une logique de modernisation de l’action publique. Selon lui, cette réforme vise à doter le secteur de ressources pérennes. Elle accompagne ainsi le développement des infrastructures fluviales. De plus, elle assure une meilleure organisation des activités de navigation intérieure.

Ensuite, le Dr Saint-Cyr Nguema, contrôleur budgétaire, a insisté sur les principes de bonne gouvernance. Il a souligné que les ressources publiques sont soumises à des mécanismes rigoureux de contrôle et de traçabilité. Ces mécanismes garantissent leur utilisation conformément aux objectifs fixés par le législateur. Il a également rassuré les opérateurs sur le rôle du contrôle budgétaire dans le suivi de l’affectation des fonds.
La CNNII détaille les modalités techniques de la redevance
Adzabe Ella, Directeur financier et comptable de la CNNII, a présenté les aspects techniques de la RNI. Il a exposé les modalités de calcul, les procédures de paiement et les obligations des opérateurs. Selon lui, cette contribution constitue un levier essentiel pour la Compagnie. Elle lui permet donc de disposer des moyens nécessaires à l’accomplissement de ses missions. Or, la présence de la CNNII sur tous les points d’eau du pays implique des moyens financiers adaptés. Ces moyens assurent ainsi la sécurité, la régulation et le développement du transport fluvial sur l’ensemble du territoire.
Un dialogue constructif entre opérateurs et administrations
Les échanges avec les opérateurs ont permis d’apporter des réponses concrètes. Leurs préoccupations portaient notamment sur les modalités pratiques de mise en œuvre de la redevance. Les échéances de paiement et les garanties de transparence dans la gestion des recettes ont aussi été clarifiées. Au terme de cette rencontre, un constat s’est imposé clairement. La réussite de la RNI reposera autant sur la qualité de son cadre juridique que sur la confiance entre pouvoirs publics et opérateurs.
En privilégiant la pédagogie, l’écoute et la concertation, la CNNII et ses partenaires ont posé les jalons d’une réforme ambitieuse. Celle-ci ambitionne de faire de la navigation intérieure un véritable moteur du désenclavement, de la mobilité et du développement économique du Gabon. Comme le dit un proverbe de Lambaréné : « La pirogue ne traverse pas le fleuve grâce à un seul coup de pagaie, mais par l’effort constant de tous ceux qui la conduisent. »











































