L’axe routier Bifoun–Ndjolé., longtemps synonyme de calvaire pour les automobilistes, connaît enfin un tournant décisif. Pendant des années, la route a connu une dégradation progressive. Les nids-de-poule béants et les ralentissements interminables exposaient les usagers à des risques permanents. Désormais, les travaux engagés ces derniers jours marquent une rupture nette avec l’immobilisme. Cet immobilisme avait fini par s’installer sur cette portion stratégique du Moyen-Ogooué.
Une opération d’urgence lancée sur le terrain
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D’abord, sur le terrain, les équipes mobilisées par les autorités ont lancé une opération d’urgence. Concrètement, cette opération mêle reprofilage, rechargement et remise à niveau des zones les plus critiques. Cette intervention, menée simultanément depuis Bifoun et Ndjolé, vise à rétablir une circulation fluide. Cet axe reste vital pour l’économie nationale. Car cette route n’est pas un simple tronçon. Elle constitue l’une des principales artères reliant Libreville au centre et au sud du pays. Ainsi, elle représente un passage obligé pour les transporteurs, les commerçants et les voyageurs.
Un signal d’écoute pour les populations et les transporteurs
En accélérant la cadence, le président Brice Clotaire Oligui Nguema confirme sa volonté. Il veut replacer les infrastructures au cœur de son action publique. Les populations locales composent souvent avec des trajets rallongés et des véhicules endommagés. Désormais, elles voient dans ces travaux Bifoun–Ndjolé un signe tangible d’écoute et de réactivité. Les transporteurs, eux, saluent également cette initiative. Elle pourrait réduire les coûts d’exploitation et sécuriser davantage les déplacements.
Vers une réhabilitation complète et durable
Mais au-delà de cette phase d’urgence, l’enjeu reste plus large. Il faudra préparer la réhabilitation complète de l’axe. Ce chantier de fond devra garantir une durabilité réelle. Il devra également mettre fin aux réparations ponctuelles devenues trop fréquentes. La route Bifoun–Ndjolé est en effet un maillon essentiel du corridor national, un levier pour dynamiser les échanges commerciaux. Enfin, elle renforce la cohésion territoriale. En relançant ce chantier, le chef de l’État envoie un message clair. La modernisation du réseau routier n’est plus une promesse. Elle devient désormais une priorité opérationnelle. Reste à transformer cette première étape en un projet structurant. Ce projet pourra redonner à cette route son rôle de colonne vertébrale du pays.







































