Les rumeurs allaient bon train sur les réseaux sociaux : isolement strict, visites interdites, traitement dégradant. C’est pour couper court à ces spéculations que Me Jean-Paul Moumbembé, avocat de l’ancien Premier ministre Alain-Claude Bilie-By-Nze, a pris la parole ce vendredi 24 avril auprès de l’ONG SOS Prisonniers, à sa sortie de la maison d’arrêt de Libreville.
L’entretien entre l’avocat et son client a duré près d’une demi-heure, de 13h52 à 14h20. Le tableau dressé par le conseil est rassurant.
« Je sors de la maison d’arrêt. Mon client, je l’ai vu aujourd’hui. Il se porte bien. Il a le moral haut. », a déclaré Me Jean-Paul Moumbembé, 24 avril 2026
Pas d’isolement, mais des visites strictement encadrées
L’avocat a démenti formellement les informations faisant état d’un régime d’isolement. Le président du parti Ensemble pour le Gabon dispose de sa propre cellule et est décrit comme « bien traité ». Toutefois, ses contacts avec l’extérieur restent limités au strict minimum.
« Il n’est pas en isolement. Il a sa propre cellule. Il va bien. Seule sa femme lui apporte à manger, c’était difficile d’obtenir cela. », a précisé Me Jean-Paul Moumbembé
Un message à sa famille et à ses soutiens
Bilie-By-Nze a chargé son avocat de transmettre un message à ses proches. Il a tenu à rassurer sa mère, Mme Mborantsuo Marie-Madeleine, ainsi que ses alliés politiques MM. Boukoubi Faustin et Nzouba Ndama Guy. À tous, il a fait savoir qu’il gardait le moral et qu’il restait serein face aux accusations qui lui sont reprochées.
« Il a le moral haut parce qu’il n’a rien fait. Il ne comprend rien aux accusations portées contre lui par cette dame. », a déclaré Me Jean-Paul Moumbembé
Une procédure qui suscite des interrogations
Alain-Claude Bilie-By-Nze a été arrêté le 15 avril 2026 à la suite d’une plainte déposée par une ancienne compagne politique. Les charges retenues contre lui, escroquerie et abus de confiance, remontent à 2008, époque à laquelle tous deux militaient au sein du Rassemblement pour le Gabon, le parti de feu Paul Mba Abessole. Arrivé deuxième à l’élection présidentielle d’avril 2025, il s’était imposé comme le principal opposant au régime du général Brice Clotaire Oligui Nguema.
Aussitôt sorti de la maison d’arrêt, Me Moumbembé s’est rendu au Palais de justice pour rendre compte au doyen des juges d’instruction. L’instruction suit son cours. Ses partisans, eux, continuent de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation de la justice pour faire taire une voix qui dérange.


























