Un Gabonais de 38 ans, Jeff G.M., a été placé en détention préventive à la prison du Château, à Port-Gentil, après avoir été mis en examen pour viol sur mineure de moins de 15 ans. La victime présumée, D.S., âgée de 12 ans, est la fille de sa concubine. Une affaire qui relance, une fois encore, la question cruciale de la vigilance parentale face aux violences sexuelles intrafamiliales, un phénomène qui continue de ravager de nombreuses familles au Gabon.
Les faits remontent au mois de mars. Selon les premiers éléments de l’enquête, l’homme aurait profité de l’absence de sa compagne pour attirer l’enfant dans un piège soigneusement préparé. Il lui aurait remis de l’argent pour acheter de la nourriture, avant de l’inviter dans la chambre à son retour. C’est là qu’il lui aurait ordonné de se déshabiller, usant de son autorité et de la peur qu’il inspirait à la fillette.
Face à la menace, l’enfant se serait retrouvée sans défense. Le suspect reconnaît avoir commencé à lui faire subir des attouchements, affirmant avoir été interrompu par l’arrivée de sa petite sœur. Mais la version de la victime, recueillie par les enquêteurs, est bien plus accablante : elle évoque une pression psychologique intense et une tentative de passage à l’acte clairement assumée selon que nous rapporte nos confrères du quotidien L’Union.
Selon la fillette, Jeff G.M. aurait également proféré des menaces de mort à l’encontre d’elle et de sa mère, les avertissant qu’en cas de plainte, il se vengerait à sa sortie de prison. Ces propos, s’ils sont confirmés, pourraient constituer des circonstances aggravantes supplémentaires.
Présenté devant un magistrat instructeur, l’homme a été placé en détention préventive dans l’attente de la poursuite de l’enquête.
Cette affaire met en lumière une réalité trop souvent tue : la majorité des violences sexuelles sur mineurs sont commises dans le cercle familial ou par des proches de confiance. Le danger vient rarement de l’inconnu, mais bien de ceux qui partagent le quotidien des enfants.
Les spécialistes rappellent que la vigilance doit être constante :
surveiller les comportements inhabituels des enfants, instaurer un dialogue ouvert, ne jamais minimiser un malaise exprimé, et signaler immédiatement tout comportement suspect.
La protection des mineurs est l’affaire de tous. Chaque silence, chaque hésitation, peut laisser la porte ouverte à des drames irréparables.


























