La Société nationale immobilière (SNI) encadre davantage les opérations de régularisation foncière au Gabon. Dans un communiqué publié le 20 avril 2026 à Libreville, l’entreprise publique, en lien avec le Ministère du Logement, de l’Habitat, de l’Urbanisme et du Cadastre, rappelle que la procédure de régularisation est exclusivement réservée au cadre bâti.
Selon la SNI, les tarifs préférentiels appliqués aux opérations de régularisation varient en fonction des superficies concernées. L’entreprise indique que les parcelles comprises entre 1 et 2 000 m² sont soumises à un tarif de 600 000 FCFA. Pour les superficies allant de 2 001 à 4 999 m², le coût fixé est de 1 200 000 FCFA.
Des prix maintenus pour les nouvelles acquisitions
La SNI précise également que le prix de vente des terrains situés sur les sites déjà aménagés reste inchangé. « Pour toute nouvelle acquisition sur les sites ayant fait l’objet de travaux d’aménagement, notamment le nettoyage des zones non bâties et l’entretien des réseaux d’assainissement, le prix de vente est maintenu à 5 500 FCFA le m² pour l’ensemble des citoyens gabonais », souligne la Direction générale.
Ces terrains concernent notamment des espaces où des travaux de nettoyage, d’assainissement et d’entretien ont déjà été réalisés afin de favoriser un développement urbain structuré.
La SNI dénonce des tentatives de spéculation foncière
Dans son communiqué, la SNI déplore également certaines pratiques qu’elle considère comme contraires à l’intérêt général. L’entreprise publique évoque « des velléités de spéculation foncière de la part de certains occupants qui revendiquent la régularisation d’espaces excédant parfois les 5 000 m² bâtis ou non bâtis ».
Pour la SNI, ces revendications menacent directement les projets d’aménagement urbain et les besoins collectifs des populations. L’entreprise rappelle que les espaces non bâtis doivent être préservés pour permettre l’installation des voiries, des réseaux divers et de plusieurs infrastructures essentielles.
Des espaces réservés aux équipements collectifs
La Direction générale insiste sur la nécessité de conserver des réserves foncières pour des équipements publics indispensables. « La maîtrise des espaces non bâtis demeure impérative pour l’aménagement des Voiries, Réseaux Divers (VRD) et des équipements collectifs », rappelle la SNI.
Parmi les infrastructures prévues figurent notamment les écoles pré-primaires, les lycées, les jardins d’agrément, les casernes des sapeurs-pompiers, les centres hospitaliers, les aires de jeux ainsi que les commissariats.
En conclusion, la SNI prévient qu’« aucune demande à caractère spéculatif ne saurait être tolérée au détriment de l’intérêt général et d’un développement urbain harmonieux ». À travers cette mise au point, l’entreprise entend encadrer les opérations de régularisation foncière tout en protégeant les espaces destinés aux futurs équipements collectifs.
Cette clarification intervient dans un contexte marqué par une forte pression sur le foncier urbain, notamment dans plusieurs quartiers en périphérie de Libreville. De nombreux habitants cherchent à sécuriser juridiquement leurs parcelles, tandis que les autorités tentent de mieux encadrer l’occupation des terrains. En rappelant les règles en vigueur, la SNI veut éviter les conflits liés à la propriété et limiter les occupations anarchiques. L’entreprise invite ainsi les citoyens concernés à se rapprocher de ses services ou du ministère compétent pour obtenir davantage d’informations sur les procédures applicables et les documents exigés. La Direction générale rappelle enfin que le respect de ces dispositions reste indispensable pour garantir un urbanisme cohérent et durable dans toutes les zones concernées


























