À l’heure où les cyberattaques frappent indistinctement États, entreprises stratégiques et infrastructures critiques à l’échelle mondiale, l’Agence Nationale des Infrastructures Numériques et des Fréquences du Gabon (ANINF) a démontré, lors du GITEX Africa 2026 tenu à Marrakech le 8 avril dernier, que la souveraineté numérique africaine ne relevait plus du vœu pieux, mais d’une stratégie opérationnelle en cours de déploiement. Une présence remarquée, qui confirme le repositionnement de l’institution gabonaise au cœur de la gouvernance numérique continentale.
Le GITEX Africa, tribune continentale pour repenser la cybersécurité
Véritable carrefour entre décideurs publics, experts technologiques et acteurs de l’innovation, le GITEX Africa s’impose édition après édition comme la plateforme de référence pour les politiques numériques du continent africain. En 2026, la cybersécurité et la résilience des États face aux menaces numériques transnationales ont occupé une place centrale dans les débats. C’est dans ce contexte exigeant que l’ANINF a choisi de faire entendre la voix du Gabon, portant une vision structurée et proactive face à des menaces dont la sophistication ne cesse de croître.
Alberto Moudoki : une vision stratégique portée sur la scène internationale
Invité à intervenir lors d’un panel de haut niveau consacré à la résilience des nations face aux cybermenaces, le Directeur Général de l’ANINF, Alberto Wenclas Mounguegui Moudoki, a présenté les avancées gabonaises dans la structuration de son écosystème de cybersécurité. Il a mis en lumière les efforts déployés pour sécuriser les systèmes d’information de l’administration publique, renforcer la protection des données sensibles et développer une expertise locale à la hauteur des défis contemporains. Sa déclaration a résonné comme un message adressé à l’ensemble du continent : « Bâtir un cyberespace sûr n’est plus une option, mais une exigence stratégique au service de la souveraineté des États, de la continuité des services essentiels et de la confiance numérique. »
Un protocole d’accord avec le Maroc, levier concret de la coopération Sud-Sud

Au-delà des prises de position, c’est par les actes que l’ANINF a marqué sa présence à Marrakech. La signature d’un protocole d’accord avec l’Agence de Développement du Digital (ADD) du Royaume du Maroc constitue l’avancée la plus tangible de cette participation. Cet accord bilatéral ouvre des perspectives concrètes en matière de partage d’expertise, de renforcement des capacités humaines, de développement d’infrastructures numériques sécurisées et d’harmonisation des stratégies de cybersécurité à l’échelle africaine. Face à des menaces transnationales par nature, l’ANINF fait le choix assumé d’une approche collaborative, où la coopération devient un levier stratégique de puissance et de protection collective.
Le numérique, pilier central de la vision souverainiste d’Oligui Nguema
Cette dynamique partenariale s’inscrit dans une ambition nationale plus large. En se positionnant comme bras technique de l’État gabonais, l’ANINF contribue directement à la vision portée par le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, pour qui le numérique représente un pilier fondamental de souveraineté, de modernisation administrative et de développement économique durable. À Marrakech, l’agence n’a pas simplement participé à un forum international : elle a affirmé avec clarté l’ambition du Gabon de s’imposer comme un acteur crédible et influent de la gouvernance numérique africaine, capable de défendre ses intérêts stratégiques tout en contribuant activement à la sécurité collective du continent.


























